mardi 12 mai 2015

Le silence de Molière - Macchia - théâtre de l'Ouest Parisien


et pétition pour le maintien du théâtre de l'Ouest Parisien voir ici



Ariane Ascaride et Loïc Mobihan (ainsi que le précieux concours de Michel Bouquet en narrateur)

Mise en scène Marc Paquien

Quel lourd héritage quand on est l’enfant d’un personnage illustre ! Giovanni Macchia (1912-2001) s’est intéressé au destin peu connu de la fille de Molière et d’Armande Béjart.

Madeleine Poquelin née en 1665 (l’année de Don Juan) avait 8 ans lors de la mort de son père, dès lors elle préfèrera être éduquée au couvent, où elle se trouvait plus libre, que dans le milieu artistique familial. Après la mort de Molière, Armande se consola et se remaria assez vite, la petite fille aura donc un demi-frère. Spirituelle, elle répond un jour à Chapelle qui lui demande son âge, « 15 ans et demi mais n’en dites rien à maman ! », difficile d’avoir Armande Béjart comme mère…

Elle n’entendit plus parler non plus de Baron, qu’elle méprisait, il lui volait les rares moments de tendresse de son père, qui le considérait comme un fils, on a dit – rumeurs toujours … - qu’il était plus que ça.

Madeleine a souhaité l’ombre à la lumière, les rumeurs qui lui sont parvenues sur le mariage de ses parents l’ont brisée. Elle n’aura jamais la réponse à la question qui la torture depuis des années, savoir si oui ou non elle est l’enfant de l’inceste. Les rumeurs ne détruisent pas seulement les adultes mais aussi les enfants.

Madeleine a accepté de recevoir un jeune provincial, admirateur de son père, celui-ci ne s’attend pas à tant de rigueur, et voudrait tant savoir sur son idole, d’ailleurs pourquoi Madeleine n’a-t-elle pas voulu continuer dans la lignée familiale, être comédienne ? Elle avait honte d’entendre les rires du public, lorsque son père bégayait ou encore le comédien qui boitait et se faisait maltraiter par Molière sur scène, comme elle était mal à l’aise. Elle raconte au jeune homme que son père lui aurait écrit le rôle de la petite Louison fille du « malade imaginaire », elle a refusé de jouer, incapable d’apprendre le texte, elle a ainsi perdu l’occasion de partager un moment avec son père.

Elle épousera un ancien soupirant plus âgé qu’elle, Claude de Rachel de Montalant, veuf et dèjà père, mais elle n’aura pas d’enfant, ainsi s’éteindra en 1723 la descendance de Molière.

Ariane Ascaride incarne avec force et émotion, cette femme digne et tourmentée.



Ariane Ascaride incarne jusqu’au 17 mai, le rôle de sa vie au théâtre de l’Aquarium, plus enjouée, rigolote elle vous racontera son enfance, ses parents, son mari et son métier qu’elle aime par-dessus tout ! 

challenge théâtre 2015

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