jeudi 22 novembre 2012

Des souris et des hommes - Steinbeck - Théâtre 14







Adaptation de Marcel Duhamel

Mise en scène Jean-Philippe Evariste et Philippe Ivancic

Direction d’acteurs Anne Bourgeois

Avec
Jean HACHECandy

Jean-Philippe EVARISTE  George

Philippe IVANCICLennie

Agnès RAMYLa femme de Curley

Henri DÉUSLe patron

Jacques BOUANICHCarlson

Emmanuel DABBOUSCurley

Hervé JACOBIWhit

Augustin RUHABURACrooks

Philippe SARRAZINSlim


Lennie est un colosse au cœur tendre mais il est resté à l’état d’enfant, il aime ce qui est doux au toucher, et se balade avec dans sa poche une souris morte de l’avoir trop caressée. Son ami George le protège, il essaie tant bien que mal de limiter la casse, et c’est ce qui les a conduit à fuir le dernier emploi, ils ont évité le pire. Ils sont à nouveau sur la route en Californie, et trouvent enfin un emploi de saisonnier chez Curley.

Ils font connaissance avec les autres employés ainsi que de la femme de Curley, gentille, un peu allumeuse pour se persuader d’exister, ne rêvant qu’à travers les magazines de cinéma. Elle n’a épousé Curley que pour fuir sa vie misérable.



Le rêve des deux hommes, c’est d’avoir un ranch à eux, ne plus dépendre de personne, Lennie pense déjà à l’élevage des lapins, c’est si doux au toucher…

Il y a aussi Crooks, le palefrenier noir, comme on ne veut pas de lui dans la chambrée, il vit dans l’écurie et n’autorise personne à entrer chez lui. C’est son domaine et il le défend.
Candy est le plus âgé, il a un très vieux chien malade, et quand on l’abattra, ce sera un terrible choc pour lui, à se demander s’il n’aurait pas le même sort, parce qu’il ne sert plus à grand-chose depuis son handicap. C’est pourquoi il propose à George ses économies, à la condition qu’ils le gardent avec eux dans leur ferme.



Le rêve commun à tous ces personnages, posséder quelque chose et surtout accéder à la liberté, et ne plus être seuls. Steinbeck peint la dure réalité de la vie de ces êtres, frappés par le chômage, la dure vie des années 30.

Avec la mise en scène et les décors, on se retrouve bien en Californie, par de chaudes journées d’été, étouffantes.


Les comédiens sont crédibles, touchants, drôles parfois, et très investis dans leurs personnages.


John Steinbeck (1902-1968) prix Nobel de littérature en 1962. Il a écrit entre autres «Les raisins de la colère », « A l’est d’Eden », ses œuvres ont été très souvent adaptés au cinéma et au théâtre.

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