Affichage des articles triés par pertinence pour la requête carnet de notes. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête carnet de notes. Trier par date Afficher tous les articles

mardi 26 décembre 2017

Carnet de notes - Cie Sans Souci - théâtre Le Lucernaire

Site du Lucernaire ICI
jusqu'au 21 janvier 2018
mardi au samedi 19h et dimanche 16h
durée 1h20

Carnet de notes
Mise en scène Mariline Gourdon Devaud et Isabelle Turschwell

Avec Stéphanie Cavaillès ou Émilie Hédou ; Mariline Gourdon ou Virginie Bracq ; Philippe Gouin ou Pierre Devanne; Vincent Hédou ou Christophe Charrier; Isabelle Turschwell ou Anaïs Ancel; Nessim Vidal ou Laurent Labruyère ; Camille Voitellier ou Anne Louise De Ségogne


C’est bien simple, à l’école j’adorais la récré, on refaisait à notre manière, les feuilletons qui passaient à l’époque (année 60...). Ah oui, je portais une blouse bleue, au moins on était tous égaux.

C’est donc avec plaisir que je suis retournée sur les bancs de l’école, avec la Compagnie du Sans Souci, j’avais bien ri à leur « Album de famille », et là, je me suis bien retrouvée à travers les chansons choisies de Brel, Perret, Renaud jusqu’au cultissime « l’école est finie » de Sheila !

A travers ses textes, on comprend que l’école a bien changé, le respect aux maîtres, les élèves dissipés (ça continue et parfois en plus violent). Le « burn out » des profs avec Grand Corps Malade, le prof qui se shoote au café et kir, mais pas aux tablettes de chocolat... et puis crêpage de chignons entre deux instit qui ne se décident pas pour « avoir et être ». La séquence a bien fait rigoler les petits !

Ma terreur à l’école ? les fêtes de fin d’année scolaire... On s’en souvient, plus ou moins ratées, avec les timides qu’on bouscule, les garnements, mais toujours le regard admiratif des parents sur leur progéniture ! Sur scène les comédiens chahutent Prévert sous la houlette de leur maîtresse.

Les diplômes c’est du sérieux, même si l’avenir est sombre, il faut avoir son bac. La réunion des parents d’élèves n’est pas triste non plus, jusqu’au « pétage de plomb » d’une prof !

Les premières « surboums », premiers émois, les copains et les copines, la cantine pas vraiment au top. Et aussi la vie, le monde, la politique, et ces fichus portables et les émissions de télé qui ne relèvent pas le niveau mais sont si populaires.


Oui tout cela est bien joué et chanté avec cœur et humour par toute la Compagnie, et bien entendu, je ne me suis pas privée de chanter avec eux « l’école est finie » !

Bref un 10 sur 10 pour leur « carnet de notes ».




Anne Delaleu
26 décembre 2017

jeudi 13 juillet 2017

De si tendres liens - L. Bellon - Petit Louvre Templiers Avignon


Anne Delaleu
13 juillet 2017

De si tendres liens
de Loleh Bellon

Mise en scène Laurence Renn Penel
Avec Christiane Cohendy et Clotilde Mollet



Cette pièce de Loleh Bellon - qui fut une grande comédienne - débute dans les années 80, Jeanne rend visite à sa mère Charlotte, celle-ci perd la mémoire, mais supplie sa fille de rester “5 minutes encore”. On remonte dans le temps, la petite Jeanne supplie sa mère de ne pas la laisser seule dans l’appartement.

Charlotte vit sa vie de femme, elle a divorcé du père de Jeanne, il s’est remarié et a donné un petit frère à sa fille. Celle-ci ne supporte pas Pierre l’amant de sa mère, déjà un conflit. Il y en aura d’autres et ce jusqu’à la fin.
Des reproches, des chamailleries, du carnet de mauvaises notes au escarpins empruntés pour sortir danser avec les amis, alors qu’il y a le couvre-feu (nous sommes en guerre).

Puis plus tard, toujours les mêmes disputes, Jeanne s’est sentie abandonnée, mal aimée, et Charlotte de son côté, éprouve la même chose ! Elle se révélera quand même une grand-mère attentive et caline, heureuse de les garder un soir pour permettre à Jeanne de sortir.

On rit parfois, parce que n’importe qui peut se reconnaître dans ses portraits de femme. On reproche toujours tout à ses parents, “tu ne m’as pas aimée” “je ne suis pas jolie” etc, que de temps perdu ! Mais il restera toujours le tendre lien qui nous unit les uns aux autres.

Christiane Cohendy, parfaite en mère élégante, insupportable parfois, et Clotilde Mollet, tout à fait juste en gamine et jeune femme miroir de sa mère.