jeudi 8 janvier 2015

Le mariage de Figaro - Beaumarchais - théâtre 14



Mise en scène  Jean-Paul Tribout

Avec : Xavier Simonin, Eric  Herson-Macarel, Marie-Christine Letort, Jean-Paul Tribout,
Agnès Ramy, Alice Safarti, Claire Mirande, Pierre Trapet, Thomas Sagols, Jean-Marie Sirgue, Marc Samuel


En fond de scène un beau ciel bleu avec de gros nuages qui s’amoncellent doucement mais sûrement sur la classe au pouvoir.

 photo Emmanuelle Ales

Suzanne et Figaro s’aiment et  préparent leur mariage, mais le comte Almaviva a des vues bien peu honnêtes sur la jolie chambrière de son épouse, Figaro ne peut pas croire que son maître et ami puisse lui jouer ce mauvais tour, lui  qui par le passé l’avait aidé à conquérir la belle Rosine.
 photo Emmanuelle Ales

La comtesse Almaviva malgré son titre est toujours la douce Rosine, aimante et fidèle à son mari. Elle saura tirer les leçons de cette folle journée…

 photo Emmanuelle Ales

Grâce à la mise en scène de Jean-Paul Tribout, nous naviguons dans les tableaux de Lancret, Fragonard, Boucher, les costumes sont magnifiques, la direction d’acteurs est vivante, ludique, les comédiens s’en donnent à cœur joie.

 photo Emmanuelle Ales

« Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur », Figaro dans son monologue, étonnamment actuel, révèle sa liberté de penser et d’agir.

 photo Emmanuelle Ales
Le texte est riche et l’on découvre un Beaumarchais en avance sur son temps, quant à la condition féminine abordée par Marceline, le pouvoir et la religion.

Un beau spectacle réjouissant et intelligent !



mardi 6 janvier 2015

Flashdance - théâtre du Gymnase


 « FLASHDANCE » a été un film à succès des années 80, c’est un film culte pour certains, l’histoire d’une jeune fille, travaillant le jour dans une aciérie et le soir, danseuse dans un cabaret, sa grande passion est la danse. Elle prend des cours avec une ancienne ballerine. Il y a aussi une histoire d’amour, son jeune patron est charmant mais il doit aussi faire un plan de licenciement…

Je m’attendais à beaucoup mieux, certes les jeux de lumières, les vidéos qui nous font passer de l’usine à un appartement ou au restaurant, sont très bien amenés, même la salle du Gymnase se transforme en « dance floor » !

Mais au point de vue vocal ou danse, c’est vraiment moyen, je n’ai pas trouvé d’étincelles ou d’engagement, tout était « attendu », des physiques certes avantageux, techniquement quelques numéros de hip hop ou de break dance étaient très bien, la fameuse scène finale de l’audition est par contre bien décevante.

Ce spectacle au découpage en cinémascope allourdit la mise en scène, les lyrics sont trop longs, et certaines scènes pas nécessaires, d’ailleurs on a du mal à les comprendre tant pour les passages parlés que chantés. En plus, les chansons transposés en français c’est un peu dommage.


Une soirée mitigée…


Hommage : Marcel Cuvelier

Le comédien et metteur en scène MARCEL CUVELIER est décédé hier, mardi 6 janvier 2015, à Paris dans sa 91 année.

Né le 14 mai 1924 à Glageon (Nord-Pas-de-Calais), il signe, au printemps 1950 sa première mise en scène, Nous avons les mains rouges de Jean Meckert. Puis, c’est la rencontre avec Eugène Ionesco. Il met alors en scène et crée le rôle du Professeur  de La Leçon  en 1951 tout d'abord au Théâtre de Poche, puis au théâtre de la Huchette en 1957. Ce spectacle (associé  à La Cantatrice Chauve est toujours à l’affiche du théâtre).

Metteur en scène (et souvent producteur), il crée une quarantaine de pièces, le plus souvent des œuvres d’auteurs à l’époque débutants, tels que Jean Meckert, Eugène Ionesco, Jean-Claude Grumberg (Fenêtre sur rue, Alliance française, 1968), Georges Pérec (L’Augmentation, création à la Gaité Montparnasse en 1970, puis reprise au Théâtre de La Huchette en 1983 et 1993), Jean-Charles Tacchella (1972), Catherine Valabrègue (Elle, elle et elle), Robert Reverger et… Marcel Cuvelier (Pour l’amour de l’Humanité, Théâtre Marie-Stuart, 1980).
Il monte également des auteurs plus confirmés tels que Romain Rolland (Le Jeu de l’amour et dela mort, Théâtre de Poche, 1954), René de Obaldia (A la fin était le bang, Théâtre des Célestins, Lyon), Georges Michel (Rhapsodie Béton, Théâtre de La Huchette), Bernard Shaw (L’Homme du Destin, Alliance française, 1960), voire Ionesco (Tueur sans gage, Compagnie d’Aquitaine, 1972, Théâtre en  miettes, Théâtre de la Huchette) ou Arthur Miller (Je ne me souviens plus de rien et Clara, deux pièces inédites en France, Théâtre du Tourtour). Il a monté en 2002, Histoire  de « On » de Jean-Claude Grumberg (Théâtre de La Huchette).
Enfin, il a fait connaître certains chefs-d’œuvre des littératures européennes : Oblomov (de Gontcharov, Studio des Champs-Elysées), La Lettre perdue (de J. L. Caragiale, Théâtre de Poche), L’Alchimiste (de Ben Jonson, Théâtre de Poche)…

Marcel Cuvelier a joué au théâtre, au cinéma et à la télévision plus de deux cents rôles.

Acteur, il a reçu le Molière 200O du meilleur interprète dans un second rôle pour Mon père avait raison de Sacha Guitry.
Il a notamment été Oblomov (dans Oblomov), le médecin puis le roi dans Le Roi se meurt, Philinte dans Le Misanthrope, le Curé dans Cochon noir, Asano dans Le Pont Japonais, le père dans Equus, le comte dans La Grotte
Il a interprété également  Tchékhov, Dostoïevski, Strindberg, Pirandello, Betti, Corneille, Racine, Flaubert, Maupassant, Ben Jonson, Maïakovski, Marcel Aymé, Mérimée, Alexandre Dumas…

Au cinéma, il a joué, en particulier, dans Le Doulos (réal. J.-P. Melville), La Vérité (H. Clouzot), Ascenseur pour l’échafaud (réal. Louis Malle), Stavinsky (réal. A. Resnais), L’Aveu (Costa-Gavras)…

A la télévision, il a tourné dans Vipère au poing (le père), Robert HoudinL’homme qui a sauvé Londres, Badinguet, Napoléon III, Diderot, Maupassant, Aristide Briand...

Auteur, il a écrit plusieurs pièces dont Pour l’amour de l’Humanité (Th. Marie-Stuart), Le Train pour Limoges (Th. du Tourtour), Quatre lundis de Darnetal (Th. de La Huchette).
Il est aussi l’adaptateur de Oblomov (de Gontcharov), Ma Femme (de Tchékhov, Th. de Poche), Le Royaume des femmes (de Tchékhov, Th. de la Huchette), Elle, elle et elle (de Catherine Valabrègue).

Marcel Cuvelier a reçu le Prix du Théâtre (2000) de la Société des Auteurs pour l’ensemble de son travail d’acteur, de metteur en scène et d’auteur.

Il était Commandeur des Arts et Lettres.

Il était le mari de la comédienne Thérèse Quentin et le père de deux filles (Lucile, née d’une première union, et la comédienne Marie Cuvelier).

Ses obsèques auront lieu au cimetière de Montmartre, mercredi prochain, 14 janvier 2015, à 15h.

samedi 3 janvier 2015

La place royale - Corneille - théâtre de l'Aquarium



La place royale (1634)
Pierre Corneille

Mise en scène François Rancillac

Avec Linda Chaïb, Christophe Laparra, Antoine Sastre, Nicolas Senty, Assane Timbo, Hélène Viviès


Une pièce résolument moderne quant aux sentiments amoureux, certes la jeunesse actuelle ne parle plus cette belle langue, mais les reproches, les amours contrariés, la liberté d’aimer sans contrainte, la manipulation, la jalousie, tous les ingrédients pour pimenter l’existence seront toujours d’actualité.


Un hommage aussi au théâtre, puisque sur scène, parlons plutôt d’une mise en espace, les acteurs ne quittent le plateau que pour s’asseoir devant leur table de maquillage, et observer le déroulement de l’action.

Alidor est-il vraiment amoureux d’Angélique ? Il aime surtout sa liberté et n’envisage pas du tout de s’enchainer par le mariage, son égoïsme lui fera « choisir » le prétendant de sa promise, qui de toute façon n’a pas voix au chapitre !

copyright Christophe Raynaud de Lage 

Il y a la délurée Phylis, manipulatrice drôlissime et son nigaud de frère Doraste, mais elle parviendra à ses fins. Comme Alidor manipulant aussi son ami le faible Cléandre, hésitant entre l’une et l’autre. En fait, tout le monde aime tout le monde, c’est-à-dire personne à part soi-même !

copyright Christophe Raynaud de Lage 

Angélique finira par trouver refuge dans la religion, pour se protéger du monde extérieur et déçue par tant d’hypocrisies.


Une comédie amère qui ne manque pas d’humour.

vendredi 2 janvier 2015

Regards croisés théâtre et photographie - Maison de Victor Hugo


Regards croisés
Théâtre et photographie


Jusqu’au 1er mars
Ruy Blas, Les Burgraves, Marie Tudor, Angelo Tyran de Padoue

Nadar, Etienne Carjat, et plus près de nous Agnès Varda et Claude Bricage ont été les magiciens et les historiens à leur façon du théâtre de Hugo de 1870 à nos jours.



Dans chaque salle, photos et distributions anciennes, avec la magistrale Sarah Bernhardt qui savait si bien se mettre en scène et avant l’heure connaissait déjà le marketing !


Photos de Mounet-Sully, Sarah, Coquelin aîné, Julia Bartet, Gérard Philippe, Daniel Sorano, Philippe Noiret, Maria Casarès et l’émouvante et si jolie Christiane Minazzoli.






















Accessoires : couronne de Sarah reine de Ruy Blas, l’épée de Frédéric Lemaître dans Ruy Blas
















insolite aussi les chaînes qui emprisonnaient Mme Segond-Weber en 1902 pour le rôle de Guanhumara des Burgraves (pièce assez imbuvable d'ailleurs !).






les Burgraves mis en scène de Vitez en 1977, théâtre de Gennevilliers




Marie Tudor : Maria Casarès, Roger Mollien, Philippe Noiret





Une belle photo sur Lucrèce Borgia, dernière mouture de la Comédie Française.




et pour finir une phrase que j'aime !

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Carte blanche à Christian Lacroix - musée Cognacq-Jay Paris



Carte blanche à Christian Lacroix

Pour sa réouverture, le musée Cognacq-Jay a donné carte blanche au couturier Christian Lacroix.

Jusqu’au 19 avril, vous pourrez admirer, le fil rouge et la thématique du théâtre et de l’opéra cher à Lacroix.

Il y a de superbes costumes qu’il avait réalisés pour « Adrienne Lecouvreur » en 2012. D’autres pièces de costumes, une colombine, un arlequin sont exposés, des figurines, des tableaux sur le thème de la musique ou du théâtre.


Un parcours intéressant et féérique, on reconnait tout l’amour de l’art que porte le couturier, tant pour les œuvres du siècle des Lumières que pour le contemporain.

- Sens et connaissance au XVIIIe siècle (salle 2)
- Spectacles, bals et sociabilités (salles 3 et 4)
- Paris, capitale des Lumières (salle 5)
- Économie artistique de l’Europe (salles 6 et 7)
- Les exotismes du XVIIIe siècle (salle 8)
- Le modèle antique (salle 9)
- Enfance et éducation (salles 10 et 11)
- Le portrait et l’émergence de l’individu (salles 12, 13 et 15)
- Le siècle de Boucher (salle 14)
- Fables, contes et romans (salle 17)




chalet en bougies !







un petit mélange Barbie et figurines pour enfants !




un modèle Vivienne Westwood qui ne dépare pas la collection