dimanche 19 septembre 2021

Feuilleton Goldoni - La Scala Paris

 


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jusqu'au 3 octobre puis tournées

Feuilleton Goldoni
Trilogie des aventures de Zelinda et Lindoro

Avec Zelinda  : Joséphine de Meaux - Lindoro : Félicien Juttner
et Augustin Bouchacourt ; Charlie Dupont ; Ahmed Fattat ; Tania Garbarski ; Jonathan Gensburger ; Frédéric de Goldfiem ; Pauline Huriet : Thibaut Kuttler ; Ève Pereur
Musicien – François Barucco

Traduction & texte français – Ginette Herry - Mise en scène – Muriel Mayette-Holtz
Décor et costumes – Rudy Sabounghi - Lumière – Pascal Noël - Musique – Cyril Giroux

Trois pièces de Goldoni, que je ne connaissais pas, une trilogie tout à fait différente de “la villégiature”. C’est donc une belle découverte que j’ai appréciée sans me lasser de ce marathon goldonien !

Dans la première histoire, “Les amours de Zelinda et Lindoro” nous faisons connaissance avec ces jeunes gens de bonne famille, contraints de travailler pour vivre. La charmante Zelinda est convoitée par le fils de la maison Flaminio, mais aussi par le père, et disons-le par cette fripouille de Fabrizio valet, qui sert un peu tout le monde, mais surtout sa bonne fortune !

Les deux fiancés ne souhaitent pas que l’on découvre leur amour de peur d’être renvoyés, mais c’est sans compter sur Eleonora, seconde épouse de M. Roberto, qui s’est mis en tête que Zelinda intriguait pour conquérir son mari.

La seconde histoire, “La jalousie de Lindoro”, celui-ci est un jaloux maladif et malgré leur mariage, il est soupçonneux, aurait préféré vivre ailleurs que dans la maison du Maître, il épie Zelinda, quiproquos, il est éternellement en souffrance, pleurnichard, au grand désarroi de sa femme.

La dernière histoire “Les inquiétudes de Zelinda”, celle-ci ne comprend plus son mari, elle s’imagine qu’il ne l’aime plus car il ne manifeste plus de jalousie… là aussi quiproquos, non-dits, et finalement tout ira pour le mieux pour les amoureux !

Joséphine de Meaux incarne à merveille Zelinda, elle est vive, enjouée, malheureuse, mais plus dégourdie que son Lindoro, pétri de jalousie et d’amour et que campe si bien Félicien Juttner. La distribution est de grand niveau, tout ceci orchestré de main de maître par Muriel Mayette-Holtz, c’est drôle, vif, brillant, l’amour et la jalousie sont intemporels et de pièce en pièce nous arrivons à notre époque.



Une trilogie à ne pas manquer, pour savourer l’humour et la finesse de Goldoni.


Théâtre La Scala
19 septembre 2021
Anne Delaleu


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