vendredi 14 septembre 2012

Comme s'il en pleuvait - Thiery - Edouard VII







Imaginez-vous en rentrant d’une dure journée de labeur, vous apercevez sur la table du salon, un billet de 100€ ! 

Mais ce ne sera pas le seul billet… il va en tomber tous les jours, du placard, sur la moquette, dès que vous ouvrez la porte de votre chambre, enfin c’est ce qui arrive à Bruno et Laurence, lui anesthésiste et elle directrice de maternelle.

Ils sont dépassés par les événements, leur côté cartésien en prend un sacré coup ! Pourtant ils en feront des efforts, pour savoir qui leur fait cette mauvaise farce… est-ce la bonne espagnole ? Le voisin du dessus ? Cette manne financière va leur pourrir l’existence, remettre en cause leur idéal, leur faire perdre leurs repères.

C’est drôle, bien joué par un Arditi au mieux de sa forme, Evelyne Buyle est une partenaire à la hauteur, piquante, au bord de la crise de nerfs, Gilles Gaston-Dreyfuss est inquiétant à souhait, la pauvre Véronique Boulanger devient la bête noire, un peu caricaturale dans le rôle de la bonne espagnole.

Le décor est simple, c’est le salon où trône le divan, derrière une bibliothèque, quelques objets, et la subtilité, ce sont les lumières, vertes, bleues, rouge en fait le salon est baigné des couleurs de nos chers billets de banque !

La nouvelle comédie de Sébastien Thierry, mise en scène par Bernard Murat inspiré par cette fable bien acidulée comme il les aime, le pouvoir de l’argent sur des personnes qui dédaignent le côté bling-bling des pipoles mais l’un se laissera prendre dans les filets de cet argent mal gagné.

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