jeudi 7 juillet 2011

Capitaine Fracasse - théâtre 14


Il Capitano Fracasse
Très librement inspiré du roman Le Capitaine Fracasse(1863) de Théophile Gautier (1811 – 1872)

Adaptation et mise en scène : Jean-Renaud Garcia
Chorégraphie des combats : Nicky Naudé
Direction chant : Marie-Georges Monet
Création sonore : Lug Lebel
Création Lumières : Geneviève Soubirou
Costumes : Julia Allègre

Avec Albert Bourgoin, Eric Chantelauze, Marie Cuvelier, Emmanuel Dechartre, Norbert Ferrer, Marine Gay, Frédéric Guittet, Patrick Hauthier, Yvon Martin, Zoé Nonn, Patrick Simon, et en alternance, Michèle Ernou, Claire Maurier.


Deux comédiens entrent en scène portant une affiche sur laquelle est inscrite qu’un certain « instrument n’existait pas à l’époque de la pièce et qu’il ne faut pas oublier de l’éteindre » !

C’est un beau roman de cape et d’épée et les comédiens de théâtre en sont les héros, ainsi qu’un baron bien désargenté qui pourrait être cousin de Cyrano.

L’action se passe sous le règne de Louis XIII. Une troupe de comédiens répète « le capitaine Fracasse », ce qui donne lieu à quelques beaux passages de commedia dell’arte parsemées de quelques répliques du sieur Molière. Ils reprennent la route mais se trouvent piégés par un orage. Ils trouvent refuge dans le château du baron de Sigognac, celui-ci est ravi d’avoir une si belle compagnie, il s’ennuie tant ! Tant et si bien qu’il les suit, surtout pour les beaux yeux d’Isabelle la jeune première, il a fort à faire aussi pour résister aux avances de la séductrice Sérafina, ainsi qu’aux regards énamourés de Dame Léonarde , bien trop mûre quand même !

Matamore le comédien qui devait jouer le grand rôle meurt d’épuisement, Sigognac relève le défi, et reprend son personnage, quoique ces premiers pas sur scène ne soient guère « fracassants » au grand dam du directeur de troupe.

Invités par un voisin du baron, un marquis qui trouve Zerbine bien à son goût… la troupe joue devant le Duc de Vallombreuse qui est plus intéressé par Isabelle que par la pièce, ce vilain personnage décide de l’enlever et de s’en faire aimer de force s’il le faut ! C’est sans compter sur la fougue de Sigognac qui ne laisse pas sa rapière dans son fourreau.

Entre chaque tableau, un comédien vient nous résumer ce qui s’est passé, et nous avons ainsi droit à tout le récit depuis le début par Jacquemin le bègue de service, qui ne s’en sort pas si mal !

Les comédiens s’amusent et sont très crédibles chacun dans leur rôle. Une belle unité de ton et de jeu.

Pour fêter dignement le bicentenaire de la naissance de l’auteur, le théâtre 14 a fini sa saison en beauté. Cette adaptation est fidèle au roman, il y a de l’amour, de la séduction, de la danse, du chant et de belles passes d’escrime !

Gautier est également l’auteur de nombreux livrets de ballet, dont « Gisèle » d’Adolphe Adam (1841) ou encore la Péri. Ces deux autres romans « Le roman de la momie » (1858) et «  Mademoiselle de Maupin » (1845) sont parmi les plus connus également.

Lisez ou relisez  Gautier, c’est une production foisonnante :  des essais, de la poésie, des récits de voyages, des articles sur la musique et la danse, des romans.

De nombreuses adaptations cinéma dont la plus célèbre avec Jean Marais dans le rôle-titre, ou encore plus près de nous le film d’Ettore Scola « le voyage du capitaine Fracasse », des adaptations théâtrales également dont une que j’ai vue avec Jean-Claude Drouot à l’Odéon dans une mise en scène de Marcel Maréchal.

Pour suivre la tournée : www.le-capitaine-fracasse.fr

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