Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants !
Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
Une sympathique comédie musicale, fort bien chantée et jouée avec
beaucoup de conviction et de talent.
Le sujet ? Les années 60, un mochasse tableau de famille, volé un
soir, dans l’hôtel du Pin Sylvestre, situé en Normandie. La directrice est bien
autoritaire et sa réceptionniste un chouia pleurnicharde et cœur d’artichaud !
Seulement voilà, on attend le client… enfin une vedette de la chanson et
de la télévision arrive dans le salon, imbuvable et mal éduquée. Un jeune
peintre lui aussi a réservé, par contre il est charmant, et les dames sont à
ses pieds !
Mais voilà le tableau a disparu et l’enquête commence !
Le public a bien participé et beaucoup ri, au moins ce n’est pas volé !
Nous
voilà donc devant l’expert d’un musée londonien, furieux, mettez-vous à sa
place, on vient de lui apprendre et confirmer que le tableau de Vermeer qu’il a
prêté au Louvre est un faux, la bakélite que l’on a relevé dans le tableau n’a
été trouvé qu’en 1907 !
C’est
alors qu’apparait comme par magie, Han van Meegeren le faussaire qui pourrit la
vie et le « five o’clock » de l’expert !
Il n’est pas
gêné Han, après tout, c’était un peintre de talent, et il a essuyé refus et
moqueries ! En 1920, il décide de créer de faux Vermeer, les experts n’y
voient que du feu…
Même le Maréchal Goering en personne, grand
amateur de Vermeer, ne se doute de rien ! et achète grand nombre de toiles
à Han. Mais la supercherie va être découverte et fera trembler le monde de l’art !
Cette comédie, fort drôle, sur les faussaires et
particulièrement sur Han van Meegeren, que je ne connaissais
pas, me fait maintenant douter, lorsque je vais voir une exposition et que j’admire
les œuvres, est-ce que c’est bien du peintre ou un faux ?
Je me souviens
d’ailleurs avoir vu il y a quelques années une rétrospective Vermeer à Paris…
Le duo François Barluet et Benoît Gourley
fonctionne à merveille, une comédie à voir pour rire et s’instruire !
François Barluet est également l’auteur de la
pièce à succès « les collectionnistes » qui se joue à Avignon au
théâtre des Gémeaux, après son triomphe à Paris.
Les Rochambelles, surnom donné à la première
unité féminine, qui en 1939 se retrouveront ambulancières pendant la seconde
guerre mondiale, et intégreront la 2ème DB du Général Leclerc.
Jacqueline quitte le Havre pour les Etats Unis,
laissant désolé, son fiancé qu’elle compte bien épouser dès son retour, oui
mais l’Histoire et le destin vont en décider autrement.
Florence Conrad, américaine, aimant la France, veut
bousculer les idées reçues sur les femmes et grâce à son courage et sa
détermination, elle réussi à engager des jeunes femmes pour la suivre dans
cette aventure.
Pas facile de faire un « bataillon »
de femmes, elles doivent affronter les moqueries et les réflexions sexistes,
sans compter qu’entre elles ce n’est toujours pas la belle amitié.
Valérie Demay rend hommage à sa grand-mère
Gabrielle Demay ainsi qu’à Jacqueline Fournier sa coéquipière, qui s’est
engagée comme ambulancière, et lui a raconté son histoire. Une belle idée que
de ressortir dans la lumière ces jeunes femmes, qui ont participé à la libération
de Paris et dont certaines n’ont pas eu les honneurs mérités.
Merryl Beaudonnet et Charlotte Bigeard ont réussi une mise en scène
inventive, explosive, touchante, aidées par de merveilleux artistes.
Avec Dominic Baird-Smith, Jean-Philippe Buzaud,
Sigrid La Chapelle et Jorge Migoya sous le regard avisé de Patrick Dordoigne.
Les trois compères nous emmènent autour du
monde, sortent de leur boite à malice, estampillée de tous les endroits où ils
sont passés.
Attention au départ, l’avion va décoller, mais
bien entendu avec les Lapins ce ne sera pas simple !
On commence par le Mexique et les frères
Tortillas, pas vraiment au point leur trio musical, heureusement pour nous !
Escale à Paris avec un hommage au mime Marceau,
le Japon avec ses carpes et ses perles, une immense perle sur le plateau dont
sort Sigrid et il faut son talent de contorsionniste pour nous bluffer, la
Russie avec un numéro de gymnastique au ruban par les sœurs Apresky, dans leur « joli »
costume URSS et qui finira par un crêpage de chignon, il y a aussi la jungle et
Indiana Jones qui a du mal à maîtriser un énorme lézard qui finit par en avoir
ras-le-bol des ratages de son compère. La Suisse et son Guillaume, bien
maladroit ou alors c'est Gérard qui ne va pas bien... Quant à notre écossais,
ses jongleries et équilibres sont toujours parfaits.
D’autres farces et attrapes dont sont friands
les enfants qui s’en sont donnés à cœur joie pour jouer avec les balles
envoyées par les artistes pour un grand final de folie !
Un bien sympathique moment avec notre trio infernal !
Lorsque je prenais des cours de théâtre, notre
professeur nous demandait « les rires ! » ce n’était pas notre
exercice préféré, ce n’est pas si simple que ça !
Isabelle Andréani, remporte la palme haut la
main, avec une démonstration de rires, qui bien sûr nous entraine aussi dans la
bonne humeur !
Madeleine Béjart, le grand amour de Molière, a suivi
un parcours atypique pour une femme de son époque, rien ne lui faisait peur, elle
était cultivée, intelligente, écrivait des pièces, s’occupant de mettre en
scène, de jouer bien sûr les rôles que lui écrivait son Jean-Baptiste.
Elle aimait aussi les plaisirs, collectionnant
les amants, les ennuis qui vont avec et mettant au monde une petite Armande,
qui lui causera bien du souci...
La talentueuse Mademoiselle Isabelle interprète avec
humour, tendresse, sensualité, ce personnage si attachant, les derniers jours
de Madeleine.
Son Jean-Baptiste la suivra un an jour pour jour après sa disparition.
Belle histoire écrite par Pierre-Olivier
Scotto et mise en lumière par Xavier Lemaire.
Sophie Forte, on a tout de suite envie de l’inviter à tous nos déjeuners
de famille !
Et sa famille, elle nous la raconte, grâce à une
valise, héritage d’un tonton décédé, c’est un peu la boite de Pandore, tous les
souvenirs en regardant des photos remontent à la surface, Sophie se souvient, ses
parents, son enfance, l’inénarrable tante Zete et l’oncle André, le papy, les
origines italiennes, sa première communion, son premier plongeon et son premier
flirt ! Elle est tous les personnages de son histoire, la
mère supérieure de l’école privée, pas commode, elle l’imite à la perfection, ainsi
que la tante à la voix cassée et les autres ! Ce papa qui s’ennuie ferme à la maison et, qui sur
les conseils avisés de sa femme, peint un tableau. Peu à peu, il va peindre
avec plaisir et surtout, lui qui n’a jamais suivi de cours de peinture, va se révéler
un merveilleux artiste. Gloire et succès ! Sophie Forte a l’humour décapant, tendre aussi
et émouvante, on passe une merveilleuse soirée, sa complice Virginie Lemoine
qui l’a déjà dirigée dans « Chagrin pour soi » récidive avec bonheur
aidée par Frédéric Patto. Cette valise est bourrée de tendresse et de
rigolade, n’hésitez pas à l’ouvrir !
Monsieur de Saint-Mars, geôlier de la Bastille est interrogé par Linget,
un journaliste, qui veut connaître le secret du Masque de Fer.
Ce personnage a eu la lourde tâche de s’occuper
du plus célèbre et énigmatique prisonnier désigné comme « le masque de fer »
puisqu’il portait pour cacher son visage un masque de fer ou de velours, qui
était ce personnage ? il était traité avec beaucoup d’égards, donc les spéculations
vont bon train. Seul Monsieur de Saint-Mars voyait son visage, les autres gardiens
ne devaient connaitre l’identité de cet homme sous peine de mort ! on ne
traite pas un vulgaire péquin de cette façon…
co/ Paul Wagner
co/Paul Wagner
Cette histoire a donné lieu à de nombreux films,
romans, documentaires télé, et Donat Guibert s’en empare pour le théâtre. Il exprime
tour à tour, de la peur, de l’humour, et une infinie souffrance. Le décor et
les accessoires sont sobres, après tout nous sommes à la Bastille, connaitra-t-on
vraiment la fin de l’énigme ? bonne interprétation et mise en scène saisissante.
Ah les énigmes historiques, qu’elles soient
françaises ou étrangères on adore !
La pimpante
Marie-Silvia nous entraine dans ce récital, consacré à deux géants, deux
copains, Georges Brassens et Raymond Devos.
Nous
passons du gorille au « parler pour ne rien dire », on s’attendrit
avec la brave Margot et son chaton, en passant, comme on peut, pour un imbécile
avec Raymond ! Ah il faut suivre la dame Marie-Silvia, elle chante avec sensibilité
nos amoureux sur les bancs publics, danse une tarentelle avec « le chapeau
de Mireille ». On rit bien sûr avec les sketchs de Devos, de l’humour sans
vulgarité, de l’esprit à revendre. Le public participe aussi, fredonnant
Brassens.
Un
spectacle qui fait du bien par les temps qui courent. Joie, tendresse, humour,
dynamisme, avec Marc
Goldfeder, qui l’accompagne au piano, et qui se laisse gentiment rabrouer !
« Quand
on est con on est con ! » (Brassens)
Quand on a
du talent on a du talent, et Marie-Silvia Manuel n’en manque pas, de toutes
façons l’amour du théâtre et des beaux textes, ça tient de famille, c’est
génétique vous dis-je !
« Like » on ne sait plus dire en
français le mot « j’aime », il y a même une nouvelle conjugaison française
pour cet anglicisme ! mais le propos de l’histoire présentée est plus profond,
plus intéressant.
Pour Lou, ce n’est pas la pleine zénitude, timide
prof de yoga. Il lui faut à tout prix des élèves et on ne se bouscule pas dans
son cours. Rien ne marche sans les réseaux sociaux à notre époque, et Lou est
paniquée à l’idée de se servir de cet outil, la seule photo qu’elle diffuse d’elle,
n’attire pas les « like », son chéri Zac tente de la réconforter,
mais il a son boulot et la laisse à son désarroi. Après avoir pris conseil
auprès d’amis, elle se résout à changer d’apparence, ma foi elle se sent mieux,
et c’est là que les ennuis commencent… Lou est assaillie par les « followers »
les « amis » virtuels, elle ne contrôle plus rien.
Cette nouvelle comédie-fable d’Ivan Calbérac est
drôle, profonde et aborde un sujet grave avec humour, l’addiction à ses fichus
réseaux, croire que l’on est aimé par des amis, que votre histoire intime intéressera
le commun des mortels.
Le décor, un large écran
de portable, où défilent, suivant les scènes, les lieux, les magazines, les
textos, la vie de nos personnages. Lison Pennec, Arthur Gomez et Benoit
Tachoires sont extraordinaires de naturel et de sincérité.
Mise en scène & scénographie Christophe Lidon Avec Christelle Reboul, Christophe de Mareuil,
Frédéric Imberty et Victor Bourigault
Être collectionneur n’est
pas une mince affaire ! mais quand on découvre des génies de la peinture,
novateurs, on fonce, on ne compte pas ! C’est bien ce que lui reproche sa
charmante Juliette, dubitative quant aux œuvres de Renoir, Monet. Elle ne goute
guère les couleurs de ses « impressionnistes », et le plus grave son
mari Paul Durand-Ruel, achète et les huissiers ne tardent pas à investir l’appartement
du couple.
Fort heureusement, Juliette
va tenter le tout pour le tout et ainsi sauver leur ménage, protéger les
enfants et vendre ses fichus tableaux qu’elle déteste !
Voilà une comédie bien
colorée, chatoyante, aux couleurs de Renoir, Monet, Degas, Pissaro. Christelle
Reboul est espiègle, mutine, face à Christophe de Mareuil qui interprète
Durand-Ruel amoureux de sa femme et des toiles qu’il achète, Frédéric Imberty
apporte sa bonhomie, et Victor Bourigault endosse fort bien le rôle de Renoir.
Christophe Lidon signe
là une belle mise en scène, distrayante et l’épilogue est bien amené et très drôle !
Textes d'Alexandre Dumas adaptés et mis en scène par Hervé Briaux
Avec Hervé Briaux et Emmanuelle Goizé
Dumas, le gourmand, le jouisseur, l’ami des
animaux, l’amateur de jolies femmes, nous invite à écrire un roman, enfin, il
va tenter de nous faire comprendre comment construire une histoire, et il n’hésite
pas à égratigner certains confrères…
Ses personnages lui rendront visite, des lorettes aussi qui chanteront quelques airs, quelque chansonnette.
Hervé Briaux s’est donc emparé de ce monument, et
parmi les textes de notre cher Alexandre, fait revivre son parcours, son époque,
sa vie. Il est accompagné pour notre plus grand plaisir par Emmanuelle Goizé
qui a une fort jolie voix et du tempérament
Dumas, un de mes écrivains préférés et toujours
à l’honneur, cinéma, télé et théâtre ! Il a trouvé un amoureux des textes
et des écrivains en la personne d’Hervé Briaux !
Site du théâtre ICI mardi 21h - dimanche et lundi 19h30 et samedi 15h durée 1h20
Colorature
Mrs Jenkins et son pianiste
Stephen Temperley
Mise en scène Agnès Boury
Avec Agnès Bove, Grégori Baquet ou Cyril Romoli
Adaptation française Stéphane
Laporte Lumières Laurent Beal Costumes : Eymeric François
(Ce n'est que la 3ème fois que je vois ce spectacle !!!)
Cosme Mc Moon (1901-1980) pianote un air de sa composition, il sourit et
pense avec tendresse à sa “diva”, décédée il y a maintenant vingt ans, nous
sommes en 1964, elle aimait bien cet air et l’avait même chanté !
Mc Moon se souvient, dans les années 30, pianiste fauché, compositeur,
son ami lui propose d’être l’accompagnateur de Mme Florence Foster Jenkins
(1868-1944). Richissime américaine, soprano colorature…
Mme Flo est ravie d’avoir enfin son pianiste, Cosme l’accompagne dans
l’Ave Maria de Gounod… il est pétrifié et pour cause, Mme Flo chante faux, n’a
aucun sens de la mesure, sacrifiant la gamme, ne sachant pas tenir une note,
malgré tout elle persiste !
Elle n’a peur de rien Flo, elle chante en récital pour ses amis –
nombreux – généralement pour de bonnes causes, et elle remplit les salles, bien
évidemment, elle ne mesure pas que ses « admirateurs » viennent l’écouter pour
se moquer d’elle. Il n’y a que Cosme qui essaie de la ménager. Il craque quand
même lorsque Mme Flo, lors d’un enregistrement, lui dit que c’est son piano qui
sonne faux !
Puis vient le coup de grâce, le concert dans la mythique salle du
Carnegie Hall de New York. Elle a rempli son contrat et au-delà mais à quel
prix ?
Agnès Bove, vraie soprano, apporte beaucoup de fantaisie et d’émotion à
son personnage.
Cyril Romoli était ce soir-là son accompagnateur, vrai musicien et
excellent comédien, ils forment un duo de choc ! On rit aux larmes et on
est émus. Agnès Boury signe là encore une superbe mise en scène.
Mercredi à 19h, jeudi à 21h, vendredi à 19h, samedi à 21h et dimanche à 17h
durée 1h30
jusqu'au 29 juin 25
L’affaire Corneille Molière
Marc Tourneboeuf
Mise
en scène Julien Alluguette
Assistante mise en scène : Blandine
Guimard - Scénographe : Georges Vauraz - Conception décor : Studio Baba -
Créateur Lumières : Denis Koransky - Créateur Musiques : Nathan Robain -
Costumes : Mona Le Thanh et Marion Viel
Avec
: Marc Tourneboeuf ou Adib Cheikhi, Jean-Philippe Bêche ou Fabian Richard,
Damien Bellard ou Lancelot Courcieras, Grétel Delattre ou Cécile Covès, Iona
Cartier ou Mathilde Cerf, Nathan Robain ou Martin Jaugey
« Je
vais lui casser la gueule ! » dixit Francis Huster ! Je débute mon article par cette phrase de ce grand comédien, qui a
pris un coup de sang envers Franck Ferrand, celui-ci était pour la thèse, Corneille
auteur des œuvres de Molière…
Mais revenons à notre pièce,
quelques temps avant le fameux mois de mai 68, deux jeunes gens Arthur et
Avrell et leur amie Alaïa, étudiants à la Sorbonne, sont intrigués par le
mystère Corneille/Molière dont leur professeur Henry Marais avait évoqué l’histoire,
ils décident de mener l’enquête, mais rien ne sera facile, et ils devront affronter
bien des épreuves, ils feront des rencontres, comme la veuve de Pierre Louÿs,
poète et romancier français, qui en 1919 avança la thèse d’une supercherie
littéraire sur les œuvres de Molière !
Enfin, ils devront se protéger, pensent découvrir une rivalité
entre Racine et Molière, farfouillent dans les archives, rencontrent des
comédiens du Français qui pourraient les aider, mais veut-on vraiment faire
éclater la vérité ?
La mise en scène de Julien Alluguette est inventive, les comédiens
sont dynamiques et endossent avec maestria de multiples rôles, aucun temps mort.
Et ma foi on s’amuse beaucoup !
Avec Cédric Colas, Emmanuelle Galabru, Hugo Givert, Arthur Guézennec, Messaline Paillet, Guillaume Veyre
Je n’aime pas les sports d’hiver, mais ma foi,
avec les Perrichon, ça ne manque pas de sel !
Monsieur Perrichon, bon bourgeois, aime sa femme
et sa fille (en âge de se marier !).
Il leur propose un séjour à la montagne, bien
entendu, ce ne sera pas de tout repos, deux galants les accompagne, ces jeunes
gens sont tombés sous le charme de la jeune fille, lors d’un bal.
Enfin les sommets, la neige, la mer de glace
(qui va valoir des problèmes à notre Perrichon !) et un commandant irascible
et amoureux.
Sa tendre épouse tente bien de le raisonner,
mais rien à faire, et surtout pas question de reconnaissance envers le jeune
homme qui l’a sauvé, il ne supporte pas d’être son obligé.
Il est vaniteux, ingrat, et le revers de la
médaille sera amer.
On rit beaucoup à cette comédie-vaudeville,
Frédérique Lazarini signe une mise en scène fraiche, dynamique, les vidéos, les
lumières, les costumes, les changements de scène orchestrés, tout ceci est bien
mené.
De merveilleux comédiens, Cédric Colas en tête
est un fantastique Perrichon, drôle et émouvant, Emmanuelle Galabru parfaite dans
le rôle d’épouse, Messaline Paillet malicieuse, Hugo Givort et Arthur Guézennec
deux amoureux sympathiques, amusants et Guillaume Veyre qui endosse plusieurs
rôles avec beaucoup de subtilité.
C’est le moment de partir joyeusement avec
Monsieur Perrichon et la famille ! Un spectacle qui ravira petits et grands.
Adaptation et mise en scène Didier Long Avec Charles
Templon, Cassandre Vittu de Kerraoul, Sylvain Katan Avec la voix
de Claude Aufaure Décor :
Jean-Michel Adam Lumière :
Denis Koransky Musique :
François Peyrony Costumes :
Corinne Rossi
Candide un bien charmant jeune homme, amoureux de la belle Cunégonde,
fille de son maître, ils ne sont pas hélas du même milieu, Candide est renvoyé,
il parcourt le monde, il mettra à l’épreuve sa naïveté, son sens de l’honneur.
Il retrouvera sa belle Cunégonde, bien meurtrie mais toujours vaillante
et son précepteur Pangloss lui aussi bien malade, souffreteux, qui était porté
sur la bagatelle, ce qui ne lui a pas réussi...
D’autres rencontres bien sûr, mauvaises ou indulgentes, et puis enrôlé
dans l’armée, la guerre, la faim, le fanatisme, enfin un monde peu réjouissant !
Didier Long a adapté fort habilement, ce conte de Voltaire, il est accompagné par de merveilleux comédiens
qui jouent plusieurs personnages, Claude Aufaure prête sa voix à notre auteur.
«Cultivons notre jardin » sera la réponse optimiste de notre Candide.