vendredi 20 juillet 2012

L'Alouette - Anouilh - Théâtre Montparnasse


l’argument :
Jeanne d'Arc, l'Alouette, est à Rouen, face à ses juges. La pièce alterne entre les scènes d'accusation de l'évêque Cauchon, de l'Inquisiteur, du promoteur, du comte de Warwick et les flash back qui retracent la vie publique de la pucelle. Jeanne tour à tour naïve et insolente, toujours pleine de bon sens, tient tête. Pourtant, devant les assauts répétés de ses contradicteurs, elle consent à renier ses actes et ses certitudes passées pour échapper au bûcher. Mais dans un ultime acte d'héroïsme, elle revient sur son abjuration et assume de devenir le personnage hors du commun qu'au fond d'elle, elle souhaite être.


L’alouette est revenue au nid, c’est en effet au théâtre Montparnasse que Suzanne Flon a créée le rôle de Jeanne en 1953 et la frêle Sara Giraudeau reprend l’étendard de cette pièce dans ce même théâtre.
Sur scène Jeanne face à ses juges et au connétable Warwick qui s’impatiente et réclame sa mort par le bûcher.
Elle joue devant nous sa vie, sa famille, ses voix dont elle se passerait bien, sa rencontre avec Baudricourt qui est un grand moment d’humour !
Davy Sardou, lui aussi un habitué de Anouilh, compose habilement un roitelet de Bourges, peureux, étonné de l’audace de cette jeune fille, amusé par les bons tours qu’il va pouvoir jouer et fou amoureux de la belle Agnès.
La Jeanne d’Anouilh, pas la Jeanne canonisée, mais la gamine lumineuse et insolente, peureuse devant Dieu, mais certainement pas devant les hommes qu’elle manipule avec adresse.
Sara Giraudeau est l’interprète idéale d’Anouilh (elle était Colombe dans la pièce éponyme il y a deux ans), elle donne chair et tendresse  à la jeune bergère.
Christophe Lidon, nous offre une belle mise en scène, aidé de Catherine Bluwal pour les costumes et des belles rosaces de cathédrale traversées par des oiseaux imaginées par Marie-Hélène Pinon. Il dirige ses comédiens et l’on sent une complicité et une homogénéité qui profite au spectacle.
Bon je ne vous raconte pas la fin, je sais c’est un peu facile mais vous seriez surpris !

Aucun commentaire:

Publier un commentaire