Les filles aux mains
jaunes
les oubliées de la
Grande Guerre
Michel Bellier
Mise en scène Alexander Liebe
avec : Love Bowman, Nolwen Cosmao, Alicia Rousseau et Lucile Roux-Baucher
Entre peurs, espoirs et solidarité, ces "filles aux mains jaunes" bravent la poussière et la chaleur. Ce travail harassant devient le terreau de leur émancipation, marqué par l'ombre pesante du Grabut et l'audace d'une grève pour un salaire égal à celui des hommes.
La mise en scène d'Alexander Liebe fait le pari de la sobriété : aucun décor d'usine ni accessoire. Par le simple jeu du mime, les comédiennes matérialisent leur labeur, et la magie opère. Habitées et profondément touchantes, elles incarnent ces destins brisés du début de la guerre jusqu'au suivant conflit, portés par le récit de Rose.
Ce spectacle m'a bouleversée, faisant écho à l'histoire d'Andréa, ma grand-mère maternelle, qui a sacrifié sa santé en remplaçant son mari dans les vignobles. Un devoir de mémoire indispensable.

