Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles

lundi 15 avril 2024

Majola - C. Darnay - Théâtre Essaïon

 

Majola

 

Enquête écrite et mise en scène par Caroline Darnay

Avec Caroline Darnay, Marc Francesco Duret, Duncan Talhouse

 

1980, un journaliste américain et son caméraman mettent en place le matériel, l’heure est importante, historique, ils font un documentaire sur Oskar Shindler et vont interviewer Irène Kalder, cette femme a été la compagne de Amon Göth, le « boucher d’Hitler », ce triste personnage a été le commandant du camp de travail de Płaszów. Shindler a bien connu Göth et Irène. C’est apparemment grâce à cette relation qu’il a pu sauver des juifs.

 

Irène entre enfin dans la pièce, digne, elle est sur ses gardes. Elle reprend les propos du journaliste, non son mari n’était pas un bourreau, il suivait les ordres voilà tout. Elle a été actrice, mannequin. Pour beaucoup, elle a adouci le sort des juifs dans le camp de Plaszow, pour d’autres elle ne se rendait compte de rien, était dans le déni le plus complet. Le jeune caméraman d’origine juive se prend au jeu avec elle, quand au journaliste il va bien vite comprendre qui est cette femme. Mais lui-même n’a-t-il rien à se reprocher ?

 

Une écriture ciselée, Caroline Darnay a mis en scène un thriller passionnant, historique, ses partenaires sont excellents. Une histoire qui vous tient en haleine jusqu’au bout. 





Anne Delaleu
15 avril 2024
Théâtre Essaïon


jeudi 26 octobre 2023

Bunker - C. Siméon - Théâtre Tristan Bernard

 


 

Bunker

Christian Siméon

 

Mise en lecture Johanna Boyé

 

Avec Julie Depardieu et Stefan Druet Toukaïeff

Christian Siméon écrit sous forme épistolaire, la vie de Magda Goebbels, son ascension et sa chute terrifiante.

J’ai été surprise par le parti pris de cette pièce ou de cette lecture, comment dire, on ne sait plus. La sympathique Julie Depardieu a du mal à entrer dans la vilaine peau de Magda, de plus, la scénographie pour moi n’est pas cohérente, les dernières minutes devraient être denses, la dernière lettre étant écrite à son amie, elle n’a plus lieu de tenir son texte et le face à face avec Joseph, quand elle lui apprend qu’elle a tué leurs enfants, enlève le côté tragique de la scène.

 


J’avais vu un documentaire sur Magda, la première dame du Reich, en effet, belle et élégante, mais glaçante, elle n’a pas hésité à laisser partir son beau-père en déportation, rien à voir avec cette version édulcorée.


Anne Delaleu
26 octobre 2023
Théâtre Tristan Bernard

jeudi 2 septembre 2021

Une vie allemande - C. Hampton - Poche Montparnasse

 

Site du théâtre ICI

durée : 1h25
mardi au samedi 19h - dimanche 15h
salle Petit Poche
jusqu'au 17 octobre 2021


Une vie allemande
Christopher Hampton

tiré de la vie et des témoignages de Brunhilde Pomsel
Adaptation française de Dominique Hollier
Mise en scène de Thierry Harcourt
Avec Judith Magre

Assistante à la mise en scène, Stéphanie Froeliger
Musique et univers sonore, Tazio Caputo
Lumières, François Loiseau

Un documentaire a donné l’idée à Christopher Hampton, d’écrire une pièce sur la secrétaire de Goebbels, elle a 102 ans, c’est une femme qui a connu la légéreté, mais aussi la prison à la libération, et qui ne semblait pas être au courant de la solution finale, non elle a navigué dans cette période, avec insouciance, elle aimait les jolies robes, les beaux hommes, elle trouvait Goebbels séduisant et sa femme charmante.

Enfance sans problèmes, mais elle doit travailler pour aider sa famille, devient sténo-dactylo pour des clients juifs, que connaissait son père. En 1933 elle adhère au parti nazi, comme bon nombre de ses concitoyens. Elle est engagée par une radio, elle aime son travail, mais voilà qu’on lui demande d’intégrer le secrétariat du Ministère de la propagande nazie. Comme elle le dit simplement, “le matin je travaillais pour les juifs, l’après-midi pour les nazis !”

Vraiment, on ne sait pas trop quoi penser sur cette femme, elle jongle avec les anecdotes sérieuses et les futilités, oui elle n’avait qu’une robe cocktail sur elle pendant le bombardement, essayant de sauver un panier de bas de soie ! c’est Mme Goebbels qui lui donnera un de ses tailleurs. Son amie juive ne veut plus la voir depuis qu’elle est secrétaire de Goebbels, Brunhilde recherchera son amie après la guerre, et trouvera son nom sur la liste des déportées. A la libération, elle ne comprendra pas pourquoi les Russes l’internent pendant cinq ans et dans les camps occupés des années avant par les déportés…

A sa sortie de prison elle retrouvera du travail.

Judith Magre met tout son art, son charme et son sourire pour interpréter cette vieille dame, on sourit, on est ému, vraiment une histoire passionnante à découvrir.

Anne Delaleu
Théâtre de Poche Montparnasse
2 septembre 2021

samedi 5 septembre 2020

Le laboureur de Bohême - Poche Montparnasse


Le laboureur de Bohême

De Johannes Von Tepl

Traduction Florence Bayard


Mise en scène Marcel Bozonnet et Pauline Devinat


Avec Marcel Bozonnet et Logann Antuofermo



Je l’avoue j’en étais restée à “La farce de Me Pathelin”, aux Mystères du Moyen-âge, et au théâtre de tréteaux. L’auteur Johannes Von Tepl m’était totalement inconnu et j’ai découvert une très intéressante pièce. La Mort a souvent été l’objet des plus illustres poètes ou romanciers. Notre La Fontaine s’en est inspiré.


Un laboureur pleure sa belle épouse, la mère de ses enfants, il crie son désespoir, sa rancoeur envers la Mort. Celle-ci lui répond, après tout, nous sommes tous mortels, oui sa femme était une bonne et douce épouse, mais … grâce à lui ou bien l’était-elle avant leur mariage ?


S’ensuit alors un duel oratoire entre la Mort et le laboureur. La Mort fait partie de la vie, elle touche tous les êtres, c’est inéluctable et elle se défend bien. Le laboureur laisse libre cours à son chagrin, à ses doutes, à sa colère contre Dieu. Il a toutes les réponses, mais il n’est pas satisfait. Cela ne lui rendra pas sa charmante femme.


Une mise en scène épurée, un arbre qui représente la vie, la renaissance, une lune, et un étrange chemin qui nous conduit par-delà les nuages.


La Mort vêtue d’un long manteau exécute une danse, se sert d’accessoires pour marteler ses réponses.


L’interprétation est de haut niveau, Marcel Bozonnet tient le rôle de la Mort, il est sournois, raisonneur, moqueur. Logann Antuofermo est touchant, il sait braver la Mort, il aura le dernier mot.


Nous sommes conviés à un étrange voyage, je vous conseille d’y participer !


Anne Delaleu

5 septembre 2020

lundi 25 novembre 2019

Histoire d'une mouette et du chat qui lui apprit à voler - La Huchette



Histoire d’une mouette et du chat qui lui apprit à voler
Luis Sepulveda

adaptation et mise en scène Cécile Cotté

Avec Pascal Ternisien et Laura Meilland (violoncelle)
Oeuvres musicales : extraits de la suite n°1 pour violoncelle de Britten,
Après un rêve de Fauré,
reprises : A vous dirais-je maman et chant traditionnel de corsaires.


Dans le port de Hambourg, une pauvre mouette imprégnée de mazout tente de voler bien loin, mais n’atterrit que sur un balcon près d’un gros chat noir, bien surpris de cette nouvelle voisine ! Zorba ne sait que faire pour aider la pauvre bête et la voici qui pond un oeuf, avant de mourir elle demande au chat de tenir trois promesses, ne pas manger l’oeuf, veiller sur lui le couver et surtout lui apprendre à voler !

Tant bien que mal, il couve l’oeuf pour lui tenir chaud et permettre l’éclosion, il n’a pas l’habitude… c’est un chat après tout, et voilà que le poussin pointe son bec ! Zorba fait de son mieux pour son protégé. Le cacher des autres prédateurs, des chats avec qui il se bagarre parfois. Mais ses autres copains, les chats du port, il a confiance en eux et le voilà parti demander de l’aide à Colonello, le chat militaire, ils partent aussi demander à Jesaitout le chat savant, comment faire pour élever et surtout aider un poussin à voler !

Le poussin appelle Zorba “maman” alors là, le chat n’en revient pas et se défend de remplacer la pauvre mouette, de plus que donner à manger à une mouette, Zorba attrappe ce qu’il peut, mouche, araignée… le poussin est une fille donc elle est baptisée Afortunada, Zorba n’oublie pas la promesse numéro 3, enseigner à voler ! et là après bien des péripéties et des erreurs, il trouvera un humain pour l’aider.

Pascal Ternisien (actuellement à l’affiche de “12 hommes en colère” à Hébertot) est Zorba, enfin il est tous les chats du roman et même la chatte adulée de tous “Bouboulina” une “Sharabernard” bien méprisante ! il réussit à prendre des voix différentes, des attitudes, des mimiques, il vit vraiment son histoire et quelle drôlerie lorsqu’il lit les indications pour l’envol de Afortunada.

Sa petite mouette est la charmante Laura Meilland, avec son violoncelle, on est aussi dans la poésie, la douceur et l’humour.

Belle adaptation du roman de Sepulveda, une jolie histoire sur l’écologie et l’amitié entre tous. Un livre à offrir à tout public de 7 à 107 ans et pour finir, les comédiens ont dédié la pièce à tous les chats qu’ils connaissent !


C’était le dernier conte de la Huchette et encore une belle réussite !

Anne Delaleu
25 novembre 2019
La Huchette




mardi 14 mai 2019

Vols en piqué... - K. Valentin - Théâtre La Tempête


jusqu'au 9 juin 2019
mardi au samedi 20h - dimanche 16h
durée 1h30
site du théâtre ICI

Vols en piqué…
Karl Valentin

textes tirés des sketches de Karl Valentin
mise en scène Sylvie Orcier et Patrick Pineau
texte français Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil

avec Nicolas Bonnefoy, Nicolas Daussy, Philippe Evrard, Nicolas Gerbaud, Aline Le Berre, Fabien Orcier, Sylvie Orcier, Eliott Pineau, Lauren Pineau Orcier, Franck Séguy


Pour être “piqués” ils le sont tous ces looseurs sur la scène de la Tempête ! c’est bien simple, on passe une bonne soirée, on est bien reçus, on nous invite à nous asseoir sur le devant, à des tables de cabaret, on aura même droit à une restauratrice italienne pour nous faire déguster la pasta !

Le décor, cabaret ou cirque, toute une joyeuse bande déjantée, tonitruante, bons musiciens. On assiste, enfin on devrait voir ce fichu avion décoller dans la salle, râté !

Alors chansons, mime, acrobaties vont se succéder, et surtout les sketches de Valentin, un auteur que je ne connaissais pas du tout. C’est bien là, la magie du théâtre, nous faire découvrir d’autres auteurs.

Bien sûr, il y a des scènes drôlatiques, comme “la sortie au théâtre”, “le mariage” mais il y a aussi du drame, bien entendu ce “Chaplin allemand” comme le décrivait Brecht a su jongler avec l’humour, la tragédie et l’absurde.

J’ai été séduite par la mise en scène colorée et l’investissement des artistes sur scène. Un excellent moment de théâtre.

Anne Delaleu
14 mai 2019



vendredi 30 novembre 2018

Ich bin Charlotte - D.Wright - Théâtre de Poche Montparnasse


Vendredi - samedi 19h dimanche 15h
durée 1h10 - jusqu'au 6 janvier 2019
site du théâtre ICI

Ich bin Charlotte

Doug Wright


Adaptation Marianne Groves
Prix Pulitzer 2004 du texte dramatique.

Mise en scène Steve Suissa

Avec Thierry Lopez


Longue silhouette noire, perchée sur des hauts talons, Charlotte von Mahlsdorf nous raconte son histoire, ses combats dans l’Allemagne nazie et le communisme… Comment survivre en étant homosexuel, travesti ?

L’américain Doug Wright a mené l’enquête sur Lothar Berfelde devenu Charlotte, jeune allemand qui pour se protéger et défendre sa mère, tuera son père, militant du parti nazi.

Charlotte aime les objets anciens, elle ouvrira un musée pour cacher tous ses trésors, les meubles, les phonographes. Ce passé révolu elle le protège, le fait découvrir à certains, en qui elle a confiance. Pourtant Il lui faudra répondre de ses actes, a-t-elle espionnée pour le compte de la Stasi ? Elle sera honorée dans son pays, puis partira ouvrir un autre musée en Suède. Avant sa mort, elle aura vu le mur de Berlin s’effondrer.

Thierry Lopez incarne Charlotte et d’autres personnages, il faut le voir déambuler, danser (bravo à la chorégraphe Anouk Viale), imiter différents accents ou personnages ! À l’aise, l’œil rieur, le sourire enjôleur, Il est drôle, mais aussi touchant.

Steve Suissa (qui recevra le trophée de la culture pour la création du festival du théâtre français en Israël), a su recréer une atmosphère, aidé par les lumières de Jacques Rouveyrollis.


Une époque où il ne faisait pas bon être différent, soyons vigilants dès à présent !
Anne Delaleu
30 novembre 2018 



mercredi 18 juillet 2018

Suite française - théâtre du Balcon Avignon


19h durée 1h15
Théâtre du Balcon réservations +33 (0)4 90 85 00 80

Suite Française
Irène Nemirovsky

Adaptation Virginie Lemoine, Stéphane Laporte

Mise en scène : Virginie Lemoine
Interprètes : Florence Pernel, Beatrice Agenin, Christiane Millet, Samuel Glaumé, Emmanuelle Bougerol, Cédric Revollon

Ce roman n’a jamais été achevé par Irène Nemirovsky, ses filles ont longtemps gardé le manuscrit qu’elles pensaient en fait être le journal intime de leur mère, déportée à Auschwitz en 1942.

Madame Angellier de noir vêtue, dresse l’inventaire de ce qu’elle a fait cacher, en effet, c’est l’Occupation et elle est contrainte d’accueillir un officier allemand Bruno Von Falk. En bonne propriétaire elle retire de sa ferme tout ce qui pourrait “tenter” l’ennemi. Sa brue Lucile, et Marthe la bonne emballent la vaisselle. Le mari de Lucile est prisonnier, elles n’ont pas de nouvelles.

L’officier est reçu sèchement par la veuve Angellier, c’est un homme cultivé certes, mais c’est l’occupant. Il parvient non sans mal à obtenir de jouer du piano et de se servir de la bibliothèque.

Lucile, n’est pas heureuse en ménage, son mari la trompe ouvertement, ce qui n’a pas l’air de choquer Mme Angellier. Bruno Von Falk est lui aussi marié, mais depuis quatre ans il n’est pas retourné dans son foyer. La douceur de Lucile et aussi leurs goûts communs pour la musique et les livres les rapprochent. Ils vont tomber amoureux.

Le cousin de Marthe, lui a quelques problèmes avec son “officier”, ce dernier tourne autour de sa femme. Mais de plus gros ennuis l’attendent avec la châtelaine, femme du maire, et collaboratrice quand ça lui chante, une bigote infâme. Un drame va se produire et les uns et les autres vont se révéler sous un jour nouveau, des héros, des êtres humains.

Après “Le bal” du même auteur, Virginie Lemoine met en scène une histoire d’amour, d’amitié, de haine.

On retrouve avec plaisir Florence Perne écartelée entre amour et devoir, la toujours parfaite Béatrice Agenin, Christiane MIllet est une châtelaine à tordre dans tous les sens du terme, Samuel Glaumé est charmeur, Emmanuelle Bougerol drôlissime, et Cédric Revollon humain et révolté.

Un très beau moment de théâtre.

Anne Delaleu
18 juillet 2018

jeudi 31 mai 2018

Berlin Kabarett - S. Druet - théâtre de Poche-Montparnasse


Jeudi au samedi 21h - dimanche 17h30
durée 1h20
Site du théâtre ICI

Berlin Kabarett

De Stéphan Druet


Musique de Kurt Weill, Stéphane Corbin, Friedrich Hollaender, Fred Raymund, Dajos Béla, Henri Christiné

Avec Marisa Berenson (Kirsten) Stéphane Corbin ou Simon Legendre (Fritz et piano) Sebastiàn Galeota (Viktor) Jacques Verzier ou Olivier Breitman (Karl) Loïc Olivier percussions, Victor Rosi cornet.
Chorégraphies Alma de Villalobos


1945, Kirsten, est interrogée par la police française, elle a été une des « reines de la nuit » à Berlin dans les années 20, la montée du nazisme, elle s’en est accommodée… et elle raconte.

Quelques années auparavant, Kirsten mène son cabaret d’une main de fer, c’est une belle femme, mais elle ne sait pas aimer. Elle a eu un fils, Victor, par « hasard », un accident. Elle l’exploite, celui-ci se travestit, danse, chante, pour plaire à sa mère surtout, il ne cherche que son amour. Il y a aussi Karl, ex-amant, compositeur, et Fritz le pianiste, dans ce cabaret, ils sont juifs, homosexuels, dehors la tempête gronde, et pour alerter le monde, que faire d’autre que chanter et écrire des textes pour bien signifier que les loups sont aux portes… Mais Kirsten n’est pas du genre à se sacrifier.

La scénographie est fort bien faite, Marisa Berenson ne cache pas son plaisir de chanter et danser, elle est une Kirsten parfaitement odieuse, quant à Sebastiàn Galeota, comme toujours stupéfiant, quel danseur, quel acteur !  Les scènes musicales sont drôles, les costumes, le décor, l’ambiance, tout y est.

Quelques références au cinéma, au cabaret, à vous de les découvrir en entrant vous dévergonder au petit Poche !


Anne Delaleu
31 mai 2018


dimanche 20 mai 2018

Les crapauds fous - M. Mourey - théâtre des Béliers parisiens


mardi au samedi 21h - dimanche 15h
durée 1h35
Site du théâtre ICI

Les crapauds fous

De et mise en scène Mélody Mourey


Avec en alternance : Benjamin Arba, Merryl Beaudonnet, Constance Carrelet, Hélie Chomiac, Gaël Cottat, Rémi Couturier, Charlie Fargialla, Tadrina Hocking, Frédéric Imberty, Damien Jouillerot, Blaise Le Boulanger, Claire-Lise Lecerf, Christian Pelissier


L’histoire que l’on nous conte, est véridique, deux jeunes médecins Polonais, Eugène et Stanislaw vivent à Rozwadow. L’un est marié et père de famille, l’autre éternel hésitant et influençable pour tout, un peu « crapaud fou » quand même !

1990, New York, Anastazy, jeune étudiante rend visite à un vieux monsieur, qui n’est autre que Stanislaw, il est heureux de rencontrer la petite fille de son meilleur ami Eugène. Il va lui raconter leur incroyable histoire. La jeune femme fait une thèse sur l’expérience de Milgram.

1940, Rozwadow : Eugène soigne à la nuit tombée, en cachette, les familles juives du village. Sa femme Anna s’inquiète, il pourrait être dénoncé. Un officier allemand vient le voir un jour, il est couvert de sang. Eugène le soigne, serment d’Hippocrate oblige, le SS ne l’oubliera pas.

Les jeunes sont envoyés en travail obligatoire par l’occupant nazi. Un jour un de leurs amis, leur demande l’impossible, l’amputer d’un membre pour lui éviter de partir en STO ! Stanislas a une meilleure idée… elle sera reprise par Eugène, qui va inoculer le vaccin contre le typhus aux habitants du village, dont les juifs menacés de déportation.


Bien entendu, Berlin envoie des militaires pour vérifier que la quarantaine est bien nécessaire. Les deux soldats seront reçus par les deux médecins, et aussi par quelques villageois qui joueront leur rôle de malade bien contagieux à la perfection !

Beaucoup d’émotion bien sûr, mais aussi de la gaîté et de la musique, comment ne pas éclater de rire avec Damien Jouillerot qui interprète plusieurs rôles, dont un Hitler vrai clin d’œil à Villeret ! Les autres comédiens ne sont pas en reste, la mise en scène créative, audacieuse, les personnages de 1990, « naviguent » en 1940, comme dans une bande dessinée.

Une comédie dynamique à ne pas manquer !
Anne Delaleu
20 mai 2018