Affichage des articles dont le libellé est enfance. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est enfance. Afficher tous les articles

samedi 11 juin 2022

Mademoiselle Gazole - Studio Hébertot / Avignon théâtre La Luna



 Studio Hébertot 

et Avignon 10h à La Luna.

Mademoiselle Gazole

Nicolas Turon

 

Mise en scène et interprétation Laura Zeuner et Georges Vauraz


Une histoire bien curieuse, nous sommes en … en fait on ne sait pas trop, mais ce n’est pas vraiment important. Voilà une agence qui « loue » des enfants, pas de choses graveleuses heureusement, mais les enfants sont en manque de parents, d’ailleurs ils ne savent pas ce que c’est, et des adultes les « louent » pour une fête, un anniversaire, un numéro de cirque, etc.

La petite fille s’appelle Mademoiselle et son coach Gazole, Mademoiselle n’a pas de prénom, on lui en donne un à chaque mission.

Gazole la protège comme il peut, il s’accroche d’ailleurs avec « le patron » qu’on ne voit pas, mais catastrophe, Mademoiselle loupe une mission et renvoyée sans ménagement. Que va-t-il lui arriver ? cette petite fille sera bien surprise d’apprendre le secret de Gazole.

Une histoire touchante, amusante, le décor mobile, se transforme à chaque histoire, la marionnette Mademoiselle nous entraine dans son monde, aidée en cela par M. Gazole. Les enfants présents dans la salle ne s’y sont pas trompés, ils ont adoré et leurs parents aussi !

Une belle histoire à retrouver à Avignon cet été à 10h à La Luna.

 

Anne Delaleu
11 juin 2022
Studio Hébertot


lundi 21 février 2022

Grandir dans l'Allemagne nazie - B. Votipka - théâtre Clavel



Site du théâtre ICI
tous les lundis à 19h30
durée 1h

Grandir dans l’Allemagne nazie

Brendon Votipka


Adaptation et mise en scène : Anne Hérold
Assistante à la mise en scène : Sarah Waroquet
 
Rebecca : Mathilde Freytet - Marianne : Maurine Dubus - Ernst : Noé Bennehard
L'homme/David/Le père/Mr Schmidt : Julien Delanoë
La femme/La mère/Sarah/Christine : Marie de Dieuleveult

 

1933 à 1938 : Trois adolescents, trois vies broyées par le nazisme


Rebecca est juive, elle est heureuse, bonne élève, mais elle se rend bien compte de l’attitude de ses compagnes de classe, et aussi des professeurs. Avec une amie, elles se créent une carapace pour mieux supporter les insultes et les ignominies



Marianne est une jeune fille de la bourgeoisie, elle n’a pas beaucoup de contact avec ses parents, ils la considèrent comme une enfant. Pourtant, ils sont les premiers à s’alarmer de la politique et du nouveau chancelier, ah non pas de portrait d’Hitler au salon ! Pourtant leur fille, pour faire comme les autres, souhaiterait un portrait du Führer au moins quand ils reçoivent du monde ! La jeune fille se retrouve dans les jeunesses hitlériennes, elle sera très surprise de la réaction de ses parents et de leur courage !


Ernst, le jeune garçon est fier de son frère ainé, il est engagé au Parti nazi, le jeune homme souhaite faire partie de la SS, mais il craint tant de décevoir, de ne pas être à la hauteur de la tâche,

Oui « Grandir dans l’Allemagne nazie », est une pièce essentielle en ce moment, les comédiens jouent le jeu avec sincérité, oui il est important de parler, de désamorcer les idées et les préjugés, Anne Hérold comme à son habitude a su habilement traiter le sujet.
Anne Delaleu
21 février 2022
Théâtre Clavel

samedi 13 novembre 2021

L'art d'être grand-père - V. Hugo - Lucernaire


Site du théâtre ICI

durée 1h10

mardi au samedi 18h30 - dimanche 15h

jusqu'au 2 janvier 2022

Crédit photos Lot

L'art d'être grand-père
Victor Hugo


Adaptation, mise en scène et interprétation Jean-Claude Drouot




Ambiance feutrée, un fauteuil confortable, un lutrin sur lequel est posé un livre, des bougies, et surtout des jouets d'enfant ! une vilaine poupée de chiffon, une autre poupée en porcelaine, un tricycle. Nous entrons dans la Légende ! Hugo nous accueille avec bienveillance, il est veuf d'Adèle, il a eu la douleur de perdre ses enfants, quant à Adèle la plus jeune, elle est dans son "monde", internée. Le voilà donc bien seul, mais pas vraiment, il vit avec sa belle-fille et Georges et Jeanne, les petits-enfants.

Hugo a toujours l'esprit caustique, vif, pourfendeur, anticlérical devant l’Éternel à qui il demande des comptes, le lion perd ses forces devant la petite Jeanne et son frère Georges

Ah les petits-enfants, que l'on soit un homme illustre ou un illustre inconnu, ils vous font tourner en bourrique ! Mais il aime ça le père Hugo, il s'amuse de leurs pitreries, des demandes saugrenues mais poétiques de la petite Jeanne. Les enfants apaisent Hugo, il est tant écœuré par la politique, les puissants et surtout par cette tragédie, la Commune.



Alors oui, Jeanne et Georges seront sa seule consolation. Oui, nous entendrons "Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir", j'avoue que c'est le seul poème dont je me souviens et je n'étais pas la seule, en entendant les réactions du public !

Jean-Claude Drouot est magistral, tendre, sortant ses griffes ou ses pattes de velours devant les petits. Il enthousiasme par sa simplicité, son humour, son amour des enfants et de son public.

Quelle émotion et quel bonheur de le retrouver pour cet instant de partage délicat et délicieux !


Le Lucernaire - Théâtre noir

13 novembre 2021

Anne Delaleu

mercredi 9 septembre 2020

Tu es vraiment si pressé ? - Théâtre A la croisée des chemins (salle Belleville)

 


A la Croisée des Chemins
Les mercredis et jeudis 19h
jusqu'au 29 octobre 2020

Tu es vraiment si pressé ?

de et avec Chantal Péninon et Denis Tison
assistante Claudine Guittet

Une bien charmante hôtesse Mme Lefort, elle loue une chambre pour arrondir sa petite retraite, elle est veuve et ça lui permet d’avoir de la compagnie. M. Robin est son locataire, un petit monsieur très comme il faut, il est là pour “affaire”.

Petit à petit, Mme Lefort et M. Robin s’apprivoisent, il faut dire qu’il semble très posé alors qu’elle est une vraie tornade ! D’habitude ses locataires sont là pour deux ou trois jours mais lui est là depuis déjà deux semaines.

Il se confie, il ne s’est pas marié, il a manqué une occasion d’avoir une relation amoureuse, Elle est veuve sans enfants, mais aime garder la petite fille d’une voisine.

Ils ont au moins en commun leur amour de la musique classique et une enfance chaotique.
De café en tisane en passant par l’apéro, elle finira par découvrir qui est son locataire.

Une histoire émouvante, drôle aussi, avec des réflexions sur la vie, la culpabilité, on comprendra pourquoi l’un et l’autre n’ont pas eu d’enfants, quels secrets partagent-ils ?

Chantal Péninon et Denis Tison forment un duo sympathique, vrai, se complétant parfaitement. Une belle histoire à découvrir.

Anne Delaleu
9 septembre 2020
La croisée des chemins (salle Belleville)

vendredi 19 juillet 2019

Lewis vs Alice - La FabricA

Lewis versus Alice
Lewis Carroll 


théâtre musical
site du festival, photos ici et dates de tournée



Adaptation Macha Makeïeff, Gaëlle Hermant


Avec Geoffrey Carey, Caroline Espargilière, Vanessa Fonte, Clément Griffault, Jan Peters, Geoffroy Rondeau, Rosemary Standley


Lewis Carroll, un nom familier, c'est le père d'Alice, la petite fille du pays des Merveilles, qui par curiosité, poursuit le lapin blanc qui consulte sa montre gousset, toujours en retard !

Lewis Carroll romancier, photographe à ses heures, ses clichés de petites filles sont connus, il était gaucher et bègue comme sept de ses frères et soeurs, ils étaient onze enfants, une famille aimante, père pasteur anglican. Lui-même devient diacre. Pour divertir les filles de son supérieur, il eut l’idée d’écrire “Alice”, un personnage qui enfreint les règles, turbulente et avec du caractère !

Il était étonnamment doué et a détourné ses handicaps pour les transformer en histoires, en "accessoires", le miroir, la valise-mots, les mots détournés, les non-sens, les calembours.

Le monde enchanté et enchanteur de Lewis Carroll nous est conté par la mise en scène inventive, colorée et joyeuse de Macha Makaeïef, danse, chant, et chasse au Snark, comme dans une bande dessinée !

Tout est bien présent, le lapin, Alice et son double, la méchante reine de coeur, la duchesse complètement folle et le bébé qui se transformera en cochon !

Le décor est féerique, une maison à étage, un jardin tout au fond, les miroirs, les personnages se poursuivent, se disputent, acrobates, danseurs et puis Lewis que fait-il ? il intervient tout au long du spectacle, en anglais, en français. Geoffrey Carey est un Lewis attendrissant et drôle, et ses partenaires ne sont pas en reste, Rosemary Standley nous enchante par sa voix et sa musique.

Voilà un spectacle festif, drôle, c’est bien simple on ne veut plus les laisser partir !

Anne Delaleu
19 juillet 2019





vendredi 12 juillet 2019

Dans la peau de Cyrano - Théâtre des Corps saints


site du théâtre des Corps Saints ICI
durée 1h10

Dans la peau de Cyrano


Texte et interprétation : Nicolas Devort
Direction d’acteur : Clotilde Daniault


C’est la rentrée, Colin rentre au collège, il n’est pas très à l’aise, il a déjà fait la connaissance de Maxime, grand, sûr de lui, élégant, tout le contraire de Colin quoi !

Colin a un gros handicap, son bégaiement, peut-être un choc à la suite du décès de son père.

Le professeur demande à chacun de se présenter, une torture pour le jeune garçon, que vont penser les autres, ils vont se moquer de lui !

Colin repère déjà Adelaïde, il est en extase ! Benoit sympa mais trop rigolard, le prof de théâtre a bien du mal à canaliser ce petit monde, il leur propose atelier-théâtre pour présenter “Cyrano de Bergerac” aux fêtes de fin d'année, Colin est tétanisé, mais le prof avec bienveillance et patience parvient à le sortir peu à peu de son isolement, il y a aussi Maxime, pas l’air commode, mais un bon copain sur qui il peut compter.

Les répétitions commencent, Colin aura le rôle-titre et sa Roxane sera bien entendu Adelaïde, quant au petit copain de la belle, l’imbuvable Gaye, que personne ne supporte, il sera Christian, beau mais pas futé ! Colin grâce au théâtre parviendra à sortir de sa timidité, de sa honte.

Nicolas Devort nous présente un seul en scène remarquable, juste, humain et combien drôlissime en campant tous les rôles.

Une belle leçon d’humanité et de tolérance, le jeune public présent était à l’écoute, totalement captivé par l’histoire de Colin !

Un moment de théâtre sincère qui a touché le public.

Anne Delaleu
12 juillet 2019

mardi 9 juillet 2019

Nos années parallèles - S.Corbin - Buffon


site du théâtre Buffon ICI
durée 1h20

Nos années parallèles
Stéphane Corbin

  • Mise en scène : Virginie LEMOINE
  • Avec Valérie ZACCOMER, Alexandre FAITROUNI

C’est une histoire d’amour, encore une me direz-vous, mais celle-ci est la plus forte qui soit, l’amour maternel et filial, une mère qui comprend son fils, accepte ses choix, lui ? sa mère est son idole, malgré la ribambelle de copains qu’il collectionne, il sera toujours là pour elle.

Alors oui, ils nous racontent leurs vies, qui finissent par se croiser bien entendu.

Elle, brillante, élégante, raconte sa jeunesse, ses virées entre copains, les discothèques, le twist, les parents pas d’accord mais on s’en fiche !

Lui, bachelier, mais aimant surtout le rock, sortir avec les amis, chien fou, mais il sera présent, surtout lorsque la terrible nouvelle tombe, sa mère après un contrôle a de nouveau un cancer, elle va se battre mais…

Valérie Zaccomer chante et joue à merveille son rôle de maman, émouvante et drôle, Alexandre Faitrouni est son fiston chéri, il semble si frêle, mais une force de caractère et un humour à toute épreuve.

Tout ceci sous l’oeil bienveillant de Virginie Lemoine, qui a su mettre en valeur cette comédie musicale de Stéphane Corbin, attachante et humaine.
Anne Delaleu
9 juillet 2019

vendredi 21 décembre 2018

Les chats de hasard - A. Duperey - Théâtre Edouard VII


jusqu'au 30 décembre 2018
jeudi au samedi 19h - dimanche 18h
durée 1h15
site du théâtre ICI

Les chats de hasard
Anny Duperey

Mise en scène Ninon Brétecher
avec Anny Duperey et au violon Simon Mimoun




Nous voilà donc en "ronronthérapie" mais pas seulement, le décor, un arbre en carton et un croissant de lune, on pourrait se croire dans les "contes du chat perché", dans un roman de Colette (que cite Anny), non c'est l'histoire d'amour et de tendresse d'Anny Duperey envers les animaux, mais surtout les chats.

Une enfance meurtrie par la mort de ses parents, un livre à écrire, le calme de la campagne, et un jour la mémoire des lieux lui revient peu à peu grâce à un petit félin venu lui rendre visite. Elle se souvient de la maison de sa grand-mère et du sauvetage d'un chaton qui allait se noyer.

Elle nous livre avec humour, ses souvenirs de comédienne, de jeune maman, toujours en compagnie de chats. Elle les connaît bien, ils l'ont toujours choisie !

Des chats de hasard, mais fidèles car contrairement à ce que l'on dit comme sornettes sur les minets, ils sont très attachés à leur humain !


Un chat ne se dresse pas, il est indépendant, c'est vrai. Mais que de tendresse, d'amour il peut donner.

La musique est présente, avec le violon de Simon Mimoun, (espérons que les cordes ne soient pas des boyaux de chats...).

Spectacle émouvant, poétique, drôle, Anny Duperey est féline, charmeuse, rieuse, c'est un moment de pure zenitude qu'elle nous offre aidée par l'oeil de Ninon Brétecher.

Anne Delaleu
21 décembre 2018