Quatre-vingt treize
Victor Hugo
Adaptation et mise en scène Marion Bierry
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| photos Sébastien Toubon |
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| photos Sébastien Toubon |
Mes coups de coeur sur le spectacle vivant: théâtre classique, contemporain, cirque, marionnettes, musical, pour les grands et pour les enfants ! Membre de l'Association professionnelle de la critique, Théâtre, Musique et Danse
Quatre-vingt treize
Victor Hugo
Adaptation et mise en scène Marion Bierry
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| photos Sébastien Toubon |
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| photos Sébastien Toubon |
Les petites femmes de Maupassant
Adaptation Roger Defossez
Mise en scène Gwenhaël de Gouvello
Avec Eurydice El-Etr, Marie Grach, Karine Pinoteau et Alexandra
Sarramona
Le chef d’œuvre inconnu
Catherine Aymerie
D'après Honoré De Balzac
Dumas, le gourmand, le jouisseur, l’ami des animaux, l’amateur de jolies femmes, nous invite à écrire un roman, enfin, il va tenter de nous faire comprendre comment construire une histoire, et il n’hésite pas à égratigner certains confrères…
Ses personnages lui rendront visite, des lorettes aussi qui chanteront quelques airs, quelque chansonnette.
Hervé Briaux s’est donc emparé de ce monument, et parmi les textes de notre cher Alexandre, fait revivre son parcours, son époque, sa vie. Il est accompagné pour notre plus grand plaisir par Emmanuelle Goizé qui a une fort jolie voix et du tempérament
Dumas, un de mes écrivains préférés et toujours
à l’honneur, cinéma, télé et théâtre ! Il a trouvé un amoureux des textes
et des écrivains en la personne d’Hervé Briaux !
Colette, l’incorrigible… besoin d’écrire
Calme, volupté, Colette relit ses pages, dans la douceur de son logis, son joyeux bric-à-brac, et une jolie boite de musique, elle se corrige, se remémore ses souvenirs d’enfance, l’amour que lui portait Sido sa mère, mais surtout son père le Capitaine Colette, amputé d’une jambe.
Colette rend hommage à ce père, c’était un écrivain dans l’âme, et elle se souvient avec gourmandise du matériel d’écriture qu’il achetait !
Elle se remémore, la nature, les animaux, l’enfance heureuse, le jardin mais surtout le couple heureux que formait ses parents.
Nathalie Prokhoris vit intensément les textes si riches, si beaux que Colette, disparue il y a 70 ans nous a laissé en héritage.
Un spectacle et une comédienne à voir sans
hésiter, pour la beauté de la langue, l’écriture et l’humour !
La Chute de la Maison Usher
Baptiste Deschamps
(libre adaptation de la nouvelle d'Edgar Allan Poe)
Mise en scène : Baptiste
Deschamps
Avec : Louis Astier, Jordane Hess, Laurine Mével
Scénographie : Alexandre Levasseur
Création sonore : Laurine Mével & B.Deschamps
Lumière : Alexandre Levasseur & B.Deschamps
Mémoires d’Hadrien (1951)
Marguerite Yourcenar (1903-1987)
Adaptation et mise en scène Renaud Meyer
Avec Jean-Paul Bordes
Du très beau texte de Marguerite Yourcenar, Renaud Meyer a su habilement adapter les dernières heures d’Hadrien, empereur romain.
Celui-ci se préoccupe de son passage dans l’Eternité, de ses dernières heures, il se prépare, fait ses ablutions, s’habille. Tout ceci en parlant à son successeur, son petit-fils adoptif Marc Aurèle. Hadrien se remémore son exercice du pouvoir, ses déceptions, ses victoires, et aussi son amour inconditionnel pour le jeune Antinous.
Le texte résonne encore aujourd’hui d’une étonnante actualité.
Jean-Paul Bordes sait apporter au personnage, la douceur, la fermeté et son amour des beaux textes, qu’il sert si bien !
Un beau moment de théâtre !
Texte et mise en scène de Jean-Benoît Patricot
Avec Bertrand Skol (Cyrano du meilleur comédien 2022)
Musique originale d’Olivier Mellano
Olivier entend sa femme s’activer dans leur chambre, il a toute sa tête
oui mais il n’arrive plus à bouger, il ne peut plus parler, ses yeux sont grands
ouverts mais le corps ne répond pas. Sa jeune épouse terrifiée et malheureuse, le
croit mort, ainsi que la voisine et surtout le médecin qui ne cherche pas plus
loin. Le malheureux Olivier est donc envoyé à la morgue.
Il parviendra à se sortir de sa léthargie, rechercher sa femme l’amour de sa vie. Difficile de retrouver une vie à peu près normale. Son « coma » l’aura fait réfléchir, peut-être finira-t-il par effacer de son vocabulaire « A quoi bon ? » qui agaçait bon nombre de personnes !
Bertrand Skol interprète magistralement son rôle, il a une force psychique et physique incroyable. D’après la nouvelle d’Emile Zola, Jean-Benoît Patricot en livre un texte actuel et une mise en scène poignante.
Une belle histoire d’amour au final !
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| photo Victor Tonnelli |
Européana
Une brève histoire du 20ème siècle
Patrick Ourednik, Jade Lanza
Un intérieur ? Une cuisine ? Un studio sans aucun doute, bien aménagé, une femme est allongée au sol, elle s’éveille enfin et tout en s’affairant activement, nous raconte tout ce qu’on veut savoir sur le 20ème siècle sans oser le demander !
Elle se démène Corinne, danse, se prépare son petit-déjeuner, repasse, s’habille tout en nous racontant les inventions, les guerres, les découvertes scientifiques, le cinéma érotique et même Barbie !
L’évolution du droit des femmes, y a encore du boulot… enfin elle note tout sur son petit carnet, a eu drôle de façon de ranger ses affaires ou de chercher dans son sac, un joyeux petit fouillis ! mais elle s’y retrouve et ne perd pas le fil de son histoire.
Corinne Touzet prend un grand plaisir à interpréter ce texte, elle est dynamique, toujours sexy, drôle, la mise en scène de Virginie Lemoine est inventive, le décor une vraie boite à joujoux et les vidéos sont surprenantes !
Soies
Alessandro Barocco
Site du théâtre ICI
durée 75 mn
Derrière le miroir
Valérie Mastrangelo
Mise en scène : Valérie Mastrangelo
Avec Daphné de Quatrebarbes, Manuel Olinger, Aude Ollier, Laurent Muzy
et Juan Ramos.
Création Lumière : Florian Guerbe - Création Sonore : Jules Poucet
Mr Alfred, est auteur, il a écrit des romans qui ont été des succès, oui mais voilà, son imagination s’effiloche !
Son « personnel » est en action, pour le déjeuner, pour éviter les gêneurs, et pour prévenir Madame Sophie son épouse, il voudrait lui faire lire son dernier chapitre. Il n’est pas satisfait et voudrait son avis, quel stratagème pour redonner vie à son livre ?
Il invite ses principaux personnages à diner avec lui, leur propose une bien triste fin en exerçant sur eux un chantage, comment vont-ils s’en sortir ? Il y a Yvette l’accordéoniste, quand on joue de cet instrument, on ne peut pas porter un autre prénom ! Bozo le clown, toujours l’air malheureux, Madame Loyal qui dirige son petit monde du cirque, et l’intriguant Zampano qui joue double-jeu ou pas ?
Valérie Mastrangelo réalise une histoire originale, pleine de rebondissements, on navigue entre le réel et l’imaginaire. Elle est aidée en cela par des comédiens exceptionnels, on ne s’ennuie pas un instant et le final est surprenant.
A vous de vous faire une idée sur cette histoire
à « clés ».
De Olivia Elkaïm
Pannonica de Koenigswarter vit intensément, librement, c’est une pauvre petite fille riche, en effet elle est née Rothschild. Blondissime, classe, bonne éducation (dont elle se moque éperdument !), elle a été mariée, mère de famille, et a tout envoyé promener. Elle se fait arrêter au volant de sa Bentley, avec son ami Monk, il est noir et ils sont aux Etats Unis en 1958…
Son drame ? le suicide de son père, elle avait 11 ans. Son sens de la liberté, de la non convention elle le lui doit.
Sa passion ? l’art, le jazz surtout, elle deviendra la muse et la mécène de nombreux jazzmen.
Ses regrets ? peut-être avoir laissé ses enfants à son mari, mais avait-elle la fibre maternelle ?
Natacha Régnier incarne avec douceur et le feu sous la glace, cette femme indomptable, elle est touchante, drôle, déterminée. Raphaël Sanchez est le partenaire discret mais indispensable.
Christophe Gand signe une mise en scène intéressante, dans un décor
unique, qui nous fait suivre Pannonica dans les moments les plus forts de son
existence. On comprend l’engouement d’Olivia Elkaïm pour Pannonica.
Jacques
juché sur le frigo se demande pourquoi il est mort et surtout comment se fait-il
que personne ne s’en soit rendu compte ? Il est dans son lit, Neila sa maîtresse
repose à ses côtés, se réveille et s’en va !
Fabienne
qui ouvre la quincaillerie, rouspète de ne pas voir Jacques debout et dans la
boutique, mais enfin il est mort ! faites quelque chose !
Voilà,
grâce à Mlle Toussaint vieille fille qui baigne dans le bouddhisme, on finira
par s’en rendre compte. Jacques assistera à ses obsèques, à la douleur des
siens, à la rigolade collective due à une erreur du curé, mais aussi, lui qui
attend un « signe » du Très-Haut, fera des allers-retours entre son passé,
et son présent, il est attentif à tout maintenant, malgré quelques maladresses
pour «parler » à Lucien son petit garçon, il veillera sur lui et sur les
deux femmes de sa vie d’avant.
C’est
un texte très drôle dans lequel se glisse avec bonheur Christian Mulot, qui joue
tous les rôles, aidé par la mise en scène inventive de Séverine Vincent.
Une
belle performance de comédien !