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mercredi 17 juin 2026

N.O.U.B.A . - Les Divalala - théâtre des Gémeaux Parisiens


 Elles seront au théâtre des Gémeaux Avignon à 19h40 au festival OFF.


N.O.U.B.A.

« Nouvel Opus Ultrafestif Border A cappella »

Mise en scène colorée et festive de Freddy Vlau


Nos trois drôles de dames sont de retour ! Elles sont passées par les Gémeaux Parisiens avant de partir pour Avignon.

Quel bonheur de retrouver Angélique Fridblatt, Gabrielle Laurens et Marion Lépine ! Pour fêter leurs 15 ans de scène, ces « drôles de dames » du chant a cappella nous ont concocté une N.O.U.B.A. (Nouvel Opus Ultrafestif Border A cappella) absolument irrésistible.

Dès l’entrée, le ton est donné : un charmant jeune homme, Romain, nous accueille pour cette soirée d’anniversaire survoltée. Entre deux parts de gâteau et quelques notes de guitare, il nous « coache » avec malice, transformant la salle en une immense bande de copains. Car, oui, avec elles, le public n’est pas simple spectateur : on finit par faire connaissance avec son voisin de rang dans une ambiance conviviale, presque comme à la « fête des voisins ».

Sous la mise en scène pétillante et colorée de Freddy Vlau, les trois complices enchaînent les tableaux avec une énergie contagieuse. Paillettes et strass de sortie, elles revisitent avec brio un répertoire éclectique, passant de Dalida à MC Solaar, de Desireless à Sia. C’est dynamique, drôle, et techniquement bluffant.

En un mot : elles « allument le feu » ! Un spectacle généreux qui fait un bien fou. Courez-y, c’est un vrai shoot de bonne humeur.


Anne Delaleu
Théâtre des Gémeaux Paris
17 juin 2026

vendredi 29 mai 2026

Bollywood Boulevard - Festival Sens théâtre des Gémeaux - Festival d'Avignon 2026

 

Bollywood Boulevard

De et avec Pauline Caupenne

 Mise en scène Grégoire Leprince-Ringuet

Chorégraphie Gerogia Ives
Lumières Luc Khiari
Son et musique Elsa Daynac



Jolie découverte épicée au théâtre des Gémeaux à Paris !

Imaginez Pauline. Pas de plage, juste une envie d’ailleurs. Elle s’envole pour l’Inde, direction un cours de yoga pour se recentrer. Mais le destin, facétieux, en décide autrement : au lieu de la méditation, la voilà embarquée, par un heureux hasard, sur un plateau de tournage Bollywoodien.

Pauline Caupenne est une force de la nature. Seule en scène, elle incarne avec une virtuosité confondante toute une galerie de personnages : du père protecteur qui flaire la manipulation, au partenaire de jeu imbuvable et bien trop payé, jusqu’au réalisateur tyrannique qui pense que les femmes lui appartiennent.

Sous le regard bienveillant et précis de Grégoire Leprince-Ringuet, la mise en scène est ciselée. À travers les rencontres orchestrées par une attachée de presse haute en couleur, Pauline découvre la sororité, les douleurs partagées et la réalité des femmes là-bas. Entre deux chorégraphies entraînantes et des moments de grâce, le spectacle nous interroge avec finesse : comment trouver sa place sans se perdre dans le tourbillon du monde ?

C’est amusant, dansant, profondément humain. Pauline finira par regagner Paris, transformée. Un récit initiatique qui nous rappelle de ne pas aller dans tous les sens, mais de choisir le nôtre.


Anne Delaleu
Théâtre des Gémeaux
29 mai 2026
1h10
Théâtre La Scala Provence

vendredi 22 mai 2026

22 minutes - Benoit Soles - Théâtre des Gémeaux - festival SenS - Festival d'Avignon 2026

 

22 minutes

Le pardon peut-il changer une vie ?

 

De et avec Benoit Solès

Collaboration artistique Sophie Nicollas et Anne Plantey
Lumière Denis Koransky
Musique et création sonore Marc Demais

 




« 22 minutes », la nouvelle création de Benoît Solès. Après nous avoir bouleversés avec « La Machine de Turing » et « La maison du loup », l’auteur et comédien s’attaque ici à une page sombre et fascinante de notre histoire contemporaine : la rencontre historique, en 1983, entre le pape Jean-Paul II et son agresseur, Ali Ağca, dans le huis clos d’une prison italienne.

Sur scène, pas d'artifices. Solès, dans une performance magistrale, incarne les deux hommes. D’un côté, le souverain pontife, empreint d'une humanité lumineuse ; de l'autre, Ali, cet « enfant pauvre », égaré, en quête désespérée d’une figure paternelle. On découvre alors l'engrenage fatal : comment ce jeune homme, assoiffé d’amour et de reconnaissance, a pu glisser dans la manipulation des réseaux terroristes. On partage ses rêves brisés, son désir d'une vie simple aux côtés de Fatima, son amie, avant que l'idéologie ne vienne tout balayer.

La pièce ne cherche pas à excuser l'acte, mais à comprendre l'âme derrière le monstre. Le moment suspendu où le pape, cet homme de foi, offre ce pardon inattendu — allant jusqu’à demander la libération de celui qui a voulu sa mort — est d’une puissance rare. Ali Ağca ira se recueillir sur sa tombe en 2014.

C’est un texte intelligent, très bien interprété par Benoît Solès qui réussit, une fois de plus, à nous parler de la complexité humaine, là où la haine rencontre la grâce. Un spectacle indispensable, qui nous rappelle que, même au cœur de l'ombre, le dialogue reste la plus belle des armes.

Je me souviens de l’attentat, et aussi de la photo prise en prison, que se sont dit les deux hommes, on ne le saura jamais. 
Anne Delaleu
Théâtre des Gémeaux
22 mai 2026
Théâtre Actuel Avignon à 10h
durée 1h15

dimanche 17 mai 2026

Etre ou ne pas être - W. Mesguich et R. Stella - théâtre des Gémeaux parisiens

affiche©Sarah Barzyk


Théâtre des Gémeaux Parisiens ICI
Festival SenS

Festival OFF Avignon : Théâtre des Corps Saints
Durée 1h20

Etre ou ne pas être

Ecriture et mise en scène William Mesguich et Rebecca Stella

 

Football or not football ? Telle est la question !

Quel bonheur que ce spectacle ! Avec Être ou ne pas être, William Mesguich et sa petite sœur Rebecca Stella nous offrent une parenthèse théâtrale d’une fraîcheur absolue, à la fois tendre, émouvante et diablement drôle.

Le jeune William grandit dans un milieu d'artistes et d'intellectuels. Mais entre les répétitions de son père avec Antoine Vitez et les ombres bienveillantes de Beckett, Tchekhov ou Shakespeare, le gamin, lui, n'a d'yeux que pour son ballon rond. Ses héros se nomment Platini ou Maradona.

Puis vient le drame : une vilaine blessure sur le terrain, infligée par un adversaire peu scrupuleux. C’est alors qu’un autre William – le dramaturge – vient au secours du footballeur blessé. De la pelouse aux planches, la ténacité reste la même.

Sur scène, William Mesguich s'en donne à cœur joie. Seul en scène (ou presque, tant sa sœur et lui ont peaufiné le sujet), il enchaîne les imitations savoureuses : une maman complètement déjantée qui hurle à chaque but de son Willy, un père toujours digne en toutes circonstances, des copains de vestiaire, un prof de théâtre peu avenant, un premier béguin.

Amateurs de foot ou de grand théâtre, foncez-y : on est tous prêts à faire une immense hola à William !

Anne Delaleu

17 mai 2026


lundi 11 mai 2026

Une femme à la mer - N. Lucas - Théâtre des Gémeaux Parisiens

 



Site du théâtre ICI
festival SenS ICI pour les dates et horaires
durée 1h10
Théâtre des Gémeaux Avignon 11h40 (sauf mercredis)


Une femme à la mer

 

D’après le livre de Florence Arthaud « Cette nuit la mer est noire »

Avec Nathalie Lucas


Au Théâtre des Gémeaux Parisiens, Une femme à la mer, adaptation sensible de Jean-Benoît Patricot et Jean-Louis Bachelet, d’après le récit haletant et bouleversant de Florence Arthaud, nous embarque dans une nuit où le destin chavire. En 2011, seule sur son bateau, la navigatrice tombe accidentellement à la mer. Pas de gilet, l’obscurité, l’immensité, et ce voilier qui, en pilotage automatique, s’éloigne inexorablement sous un ciel constellé. Vision terrible, presque irréelle.

photo Cyrille Valroff

Alors commence le plus grand combat de cette femme libre : survivre. Florence nage, lutte, pense, se souvient. Sa fille Marie devient une lumière intérieure, tandis que surgissent les visages aimés et les ombres fraternelles, Tabarly son héros, Colas, les disparus de l’océan. Dans cette odyssée intime, chaque mouvement est un refus de céder. Même ses bottes roses, si jolies, elle les avait acheté de la même couleur que son bateau ! mais l’eau s’engouffre, entrainant Florence, elle se résigne à les abandonner aux profondeurs. Elle devra pour ne pas couler se débarrasser de son blouson et là…


photo Cyrille Valroff

Stéphane Cottin signe une mise en scène nerveuse, physique, d’une intensité remarquable, où le corps devient mémoire et résistance. Et Nathalie Lucas, seule en scène, impressionne par son engagement total : sportive, vibrante, profondément habitée.


photo Cyrille Valroff

Un spectacle poignant, haletant, qui célèbre avec pudeur et admiration l’incroyable force de Florence Arthaud, femme intrépide, passionnée, immense dame de la mer. Cette fois-là, elle a été sauvée, par un hélicoptère.

photo Cyrille Valroff



Anne Delaleu
11 mai 2026
Théâtre des Gémeaux Parisiens
Théâtre des Gémeaux Avignon à 11h40

jeudi 2 avril 2026

La guerre des émeus - théâtre 100 NOMS - Nantes



 
Site du théâtre ICI

LA GUERRE DES EMEUS

De et avec Antoine Le Frère et Florent Oulkaïd


Mise en scène Elisa Mabit et Damien Reynal

Scénographie Benjamin Mornet

 

Je dois l’avouer : je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Une guerre contre des émeus ? Les émeus cousins de l’autruche, mais en plus grand !

Sur le papier, cela semblait absurde, déjanté. Et puis il y a le théâtre. Et là, tout prend une autre ampleur. Deux comédiens, rien de plus — et pourtant, un monde entier surgit. Ils courent, transpirent, racontent, incarnent, basculent d’un personnage à l’autre avec une jubilation contagieuse. Il y a quelque chose de l’enfance dans ce jeu-là : le plaisir pur de faire semblant, de transformer trois fois rien en épopée. Et même garder sa moustache pour incarner le seul personnage féminin !

Derrière l’histoire (vraie !) de cette guerre grotesque, qui s’est déroulée en 1932 en Australie, se dessine un vertige très contemporain. Le ridicule du pouvoir. L’entêtement absurde.

Et tout cela passe par les deux interprètes incroyables. On sent qu’ils s’amusent — et cet amusement-là, si précieux, se transmet immédiatement, surtout avec le langage « fleuri » du Major Meredith.

Simplicité de la mise en scène. Rien ne pèse, tout circule. On est embarqué sans même s’en rendre compte, et, mine de rien, on en ressort avec des images, des idées, des questions.

Un théâtre de tréteaux, vivant et populaire.

  

Anne Delaleu
Théâtre 100 noms (Nantes)
2 avril 2026

mercredi 11 mars 2026

Sur les pas de Victor Hugo - E. Andrea - Espace Paris Plaine

 


Espace Paris Plaine ICI
durée 1h15
mercredi 11 mars - mercredi 18 mars à 15h
samedi 14 mars à 15h 
dimanche 15 mars à 15h
et samedi 21 mars 17h30

 
Sur les pas de Victor Hugo
Spectacle musical d’Estelle Andrea
 

Texte et compositions musicales : Estelle Andrea.
Mise en scène : Estelle Andrea et Magali Paliès.

Avec Estelle Andrea, Oscar Clark, Julien Clément ou Michel Dudan et Magali Paliès.

 
Estelle et Magali aiment les grands hommes ! Après Léonard de Vinci, elle se sont penchées sur Victor Hugo.

Le port de Guernesey, 1855. L’exilé politique, le poète, qui se promène se nomme Victor Hugo. Il cherche une maison. Il rencontre un pêcheur, celui-ci le reconnait et par bonheur, va l’aider à trouver une maison pour loger sa famille, Adèle et les enfants, (et une certaine Juliette mais chut on n’en parle pas !), et il rage aussi contre la perte de sa malle qui n’est toujours pas arrivée.

Victor Hugo, emporte aussi avec lui, le souvenir de Léopoldine, sa jeune fille trop tôt disparue, pour laquelle il écrira un magnifique poème.

Il rencontre la jeune fille du pêcheur, grande liseuse et connaissant son Victor Hugo sur le bout des doigts, son livre favori « Notre Dame de Paris » !

A la taverne il retrouvera la joie de vivre, l’amitié, et surtout le plaisir d’écrire à nouveau.
Un bien joli spectacle, bravo aux comédiens-chanteurs qui enchainent les personnages au fur et à mesure de l’histoire. Bonne idée aussi de projeter en guise de décor, les photos de l’intérieur de la maison à Guernesey. La mise en scène est inventive et poétique.

Jouer un extrait de « Notre Dame de Paris » et terminer sur « les Misérables ». Chansons et dialogues parlés, violon et guitare, airs tristes ou joyeux. Tout est bien ! Les enfants ne s'y trompent pas tant ils étaient concentrés et intéressés. Victor aurait été content !

Cette fine équipe quittera les brouillards et le vent pour le soleil de Provence en juillet et le festival OFF à la « Présence Pasteur ».

Anne Delaleu
Espace Paris Plaine
11 mars 2026

mercredi 4 mars 2026

Génération Barber - Théâtre Essaïon -

 

Site du théâtre ICI
tous les mercredis à 20h50
jusqu'au 23 avril 2026 (sauf les 11 et 25 mars)

Festival OFF Avignon au théâtre "L'Arrache-coeur"

Génération Barber


Mise en scène Sophie Forte
 
De et avec Marie-Cécile Robin-Héraud, Clémence Paquier, Damien Dufour (en alternance avec Guillaume Nocturne, Raphaël Callandreau) et Xavier Vilsek.
 
 
Je retrouve avec toujours autant de plaisir ce quatuor, cerise sur le gâteau, Sophie Forte signe la mise en scène, ainsi que quelques chansons.
 


Eh oui c’est la signature de ce quatuor, détournement de chansons de variétés et les assaisonner à leur façon, ce sont de fameux comédiens, il y a deux nouveaux qui sont encadrés par la toujours « gracieuse » Marie-Cécile, Xavier est toujours le roi de l’imitation et du bruitage, et il se donne à fond !
 
Le programme débute par une « chanson divine » sur les portables, alors on rigole, mais on les éteint ! et puis la fête commence, comme nous sommes en période d’élection il y a le cultissime « le parti d’en rire », et puis les barbus (ils vont trouver une victime…), et la mode du jeunisme et de la beauté à tout crin, délirant ! Et la méthode pédo-psy pour les gamins n’est pas triste non plus !
 
Photo Paul Robin


Clémence et Damien écoutent les conseils et les vacheries de Madame Cécile… mais la rébellion rode…
 
Photo Paul Robin


C’est dynamique, rafraîchissant, parfaitement huilé, belles voix, sketchs hilarants.
 
Et en France tout finit par des bisous, zoubizou, air que j’avais en tête en sortant du théâtre !

Photo Paul Robin



Anne Delaleu
4 mars 2026
Théâtre Essaïon

mardi 20 janvier 2026

La femme qui n'aimait pas Rabbi Jacob - J-P Daguerre - Petit Montparnasse

 




Théâtre Petit Montparnasse
Mar 19h / Mer–Sam 21h / Dim 15h
Durée : 1h30

La femme qui n’aimait pas Rabbi Jacob

Jean-Philippe Daguerre

 

Mise en scène Jean-Philippe Daguerre assisté de Hervé Haine
Scénographie Narcisse, Lumières Moïse Hill,
Musique Olivier Daguerre, Costumes Alain Blanchot

 

Avec : Bernard Malaka, Charlotte Matzneff, Julien Cigana, Bruno Paviot, Elisa Habibi, Balthazar Gouzou

« Salomon, vous êtes juif ? » réplique culte de Louis de Funès dans « Les aventures de Rabbi Jacob », dans lequel il campait un personnage antisémite, raciste, enfin énorme succès du film, Gérard Oury voulait démontrer que l’amitié et le respect étaient au-delà des religions et de la politique.

Mais voilà le sujet de la pièce est autre, je ne connaissais pas l’histoire, j’avais vingt ans à l’époque et n’ai aucun souvenir de cette pirate de l’air, qui avait détourné un avion en représailles de la politique française sur le conflit Israélo-palestinien (hélas toujours d’actualité).

Danielle Cravenne, épouse du producteur du film, voulait interdire la sortie du film, cette jeune femme, malade psychologiquement, paranoïaque, ne souhaitait qu’une chose que juifs et musulmans se serrent la main.

Elle adorait de Funès, et le préférait au théâtre plutôt qu’au cinéma. Epouse aimée de Georges Cravenne, mère de famille attentive. Elle avait beaucoup d’amis dans le milieu artistique, mais pas du tout d’affinité avec le ministre Raymond Marcelin… ni dans la sphère politique.

La pièce est très bien interprétée, bien sûr par Charlotte Matzneff et Julien Cinaga campe un « fufu » avec beaucoup d’habileté et d’humour. Je n’oublie pas les excellents Bernard Malaka, Bruno Paviot, Elisa Habibi, Balthazar Gouzou.

L’univers ciné et télé est fort bien représenté par une astucieuse scénographie, illustré également par des génériques de films ou chansons de l’époque, belle mise en scène de l’auteur assisté par Hervé Haine.

Pas d’hésitation allez voir cette pièce !

Anne Delaleu
Théâtre du Petit Montparnasse
22 janvier 2026