dimanche 31 mai 2026

Antigone - J. Anouilh - théâtre de Poche Montparnasse

 



Site du théâtre ICI
durée 1h45
Mardi au samedi 21h - dimanche 17h

Antigone
Jean Anouilh

Mise en scène Didier Long

Avec Éric Laugérias, Hermine Granville, Cassandre de Kerraoul, Valérie Vogt ou Séverine Vincent, Robin Hairabian,  Antony Cochin ou Didier Long

Lumières : Antonin Bensaïd


Écrite sous l’Occupation, cette *Antigone* résonne avec une force intacte, portée par la mise en scène de Didier Long.

Ici, nul artifice inutile. Le décor est d'une grande sobriété, laissant toute la place à la puissance du texte et aux comédiens qui, magistraux, forment un chœur mouvant, véritable moteur de l'action tragique.

Au centre, Antigone. Petite sauvageonne écorchée, elle incarne une résistance absolue. Elle ira jusqu’au bout, bravant l’interdit de Créon pour offrir une sépulture digne à son frère. Elle sait, elle a déjà choisi. Ni sa sœur, la belle Ismène, tentant désespérément de la dissuader, ni Hémon, son fiancé, ne parviendront à infléchir sa volonté. Antigone refuse la compromission, elle refuse de « réfléchir » au sens pragmatique du terme.


co Sébastien Toubon


co Sébastien Toubon

Face à elle, Créon tente, presque malgré lui, de la sauver, avant de s'opposer cruellement à sa nièce. Seule la douceur de la nourrice offre une parenthèse de répit.

co Sébastien Toubon

Cette interprétation brillante nous interroge avec force sur les méandres de l'idéologie et la légitimité du pouvoir. Une soirée de théâtre intense, bouleversante


co Sébastien Toubon

Anne Delaleu
Théâtre de Poche Montparnasse
31 mai 2026

vendredi 29 mai 2026

Bollywood Boulevard - Festival Sens théâtre des Gémeaux - Festival d'Avignon 2026

 

Bollywood Boulevard

De et avec Pauline Caupenne

 Mise en scène Grégoire Leprince-Ringuet

Chorégraphie Gerogia Ives
Lumières Luc Khiari
Son et musique Elsa Daynac



Jolie découverte épicée au théâtre des Gémeaux à Paris !

Imaginez Pauline. Pas de plage, juste une envie d’ailleurs. Elle s’envole pour l’Inde, direction un cours de yoga pour se recentrer. Mais le destin, facétieux, en décide autrement : au lieu de la méditation, la voilà embarquée, par un heureux hasard, sur un plateau de tournage Bollywoodien.

Pauline Caupenne est une force de la nature. Seule en scène, elle incarne avec une virtuosité confondante toute une galerie de personnages : du père protecteur qui flaire la manipulation, au partenaire de jeu imbuvable et bien trop payé, jusqu’au réalisateur tyrannique qui pense que les femmes lui appartiennent.

Sous le regard bienveillant et précis de Grégoire Leprince-Ringuet, la mise en scène est ciselée. À travers les rencontres orchestrées par une attachée de presse haute en couleur, Pauline découvre la sororité, les douleurs partagées et la réalité des femmes là-bas. Entre deux chorégraphies entraînantes et des moments de grâce, le spectacle nous interroge avec finesse : comment trouver sa place sans se perdre dans le tourbillon du monde ?

C’est amusant, dansant, profondément humain. Pauline finira par regagner Paris, transformée. Un récit initiatique qui nous rappelle de ne pas aller dans tous les sens, mais de choisir le nôtre.


Anne Delaleu
Théâtre des Gémeaux
29 mai 2026
1h10
Théâtre La Scala Provence

vendredi 22 mai 2026

22 minutes - Benoit Soles - Théâtre des Gémeaux - festival SenS - Festival d'Avignon 2026

 

22 minutes

Le pardon peut-il changer une vie ?

 

De et avec Benoit Solès

Collaboration artistique Sophie Nicollas et Anne Plantey
Lumière Denis Koransky
Musique et création sonore Marc Demais

 




« 22 minutes », la nouvelle création de Benoît Solès. Après nous avoir bouleversés avec « La Machine de Turing » et « La maison du loup », l’auteur et comédien s’attaque ici à une page sombre et fascinante de notre histoire contemporaine : la rencontre historique, en 1983, entre le pape Jean-Paul II et son agresseur, Ali Ağca, dans le huis clos d’une prison italienne.

Sur scène, pas d'artifices. Solès, dans une performance magistrale, incarne les deux hommes. D’un côté, le souverain pontife, empreint d'une humanité lumineuse ; de l'autre, Ali, cet « enfant pauvre », égaré, en quête désespérée d’une figure paternelle. On découvre alors l'engrenage fatal : comment ce jeune homme, assoiffé d’amour et de reconnaissance, a pu glisser dans la manipulation des réseaux terroristes. On partage ses rêves brisés, son désir d'une vie simple aux côtés de Fatima, son amie, avant que l'idéologie ne vienne tout balayer.

La pièce ne cherche pas à excuser l'acte, mais à comprendre l'âme derrière le monstre. Le moment suspendu où le pape, cet homme de foi, offre ce pardon inattendu — allant jusqu’à demander la libération de celui qui a voulu sa mort — est d’une puissance rare. Ali Ağca ira se recueillir sur sa tombe en 2014.

C’est un texte intelligent, très bien interprété par Benoît Solès qui réussit, une fois de plus, à nous parler de la complexité humaine, là où la haine rencontre la grâce. Un spectacle indispensable, qui nous rappelle que, même au cœur de l'ombre, le dialogue reste la plus belle des armes.

Je me souviens de l’attentat, et aussi de la photo prise en prison, que se sont dit les deux hommes, on ne le saura jamais. 
Anne Delaleu
Théâtre des Gémeaux
22 mai 2026
Théâtre Actuel Avignon à 10h
durée 1h15

lundi 18 mai 2026

La grille - théâtre du Gouvernail


Site du Théâtre ICI

durée 1h15
prochaine représentation lundi 25 mai à 19h
et à partir du 17 septembre au théâtre Clavel les jeudis à 19h


La Grille

Mise en scène et écriture : Laura Zerbib et Sébastien Chol

Aide à l’écriture : Jean-Baptiste Kaupp et Axel Ruch

Avec Jean-Baptiste Kaupp, Stéphane Rouabah, Laura Zerbib, Sébastien Chol, Amel Belaiboud

 

« La grille » c’est l’émission de télé-réalité sur la mendicité, créée à la télé en 2058, décidemment ils n’ont peur de rien, tout commence sur la ligne 12 du métro, deux hommes et une femme, cherchent à récolter quelques pièces pour acheter à manger, chacun sa méthode, bien entendu, ils parlent dans le vide, ils n’intéressent personne, après tout chacun ses problèmes.

La mendicité est interdite par la loi on le rappelle par haut-parleurs dans les wagons ou couloirs.

Et puis un jour, les trois SDF font partie de l’émission de télé-réalité « La Grille » animée par un ancien SDF et une coach qui a les dents bien longues, et surtout aucune empathie envers les pauvres.

Ils sont soumis à un entrainement, défilé de pancartes, animation pour attendrir le public, savoir tendre la main, savoir mendier, et bien sûr intermèdes publicitaires, ciblés sur la pauvreté et le confort du mendiant !

ils veulent gagner, pouvoir mendier sur une ligne chic, mais l’un sort du lot et se révolte, réussiront-ils à remporter la victoire ?

Les comédiens sont bien dirigés, et s’investissent totalement, on sourit parfois, la mise en scène est inventive.

Le théâtre se doit de faire réfléchir et aussi d’être original. Et le pari est réussi !


Anne Delaleu
Théâtre du Gouvernail
18 mai 2026

dimanche 17 mai 2026

Etre ou ne pas être - W. Mesguich et R. Stella - théâtre des Gémeaux parisiens

affiche©Sarah Barzyk


Théâtre des Gémeaux Parisiens ICI
Festival SenS

Festival OFF Avignon : Théâtre des Corps Saints
Durée 1h20

Etre ou ne pas être

Ecriture et mise en scène William Mesguich et Rebecca Stella

 

Football or not football ? Telle est la question !

Quel bonheur que ce spectacle ! Avec Être ou ne pas être, William Mesguich et sa petite sœur Rebecca Stella nous offrent une parenthèse théâtrale d’une fraîcheur absolue, à la fois tendre, émouvante et diablement drôle.

Le jeune William grandit dans un milieu d'artistes et d'intellectuels. Mais entre les répétitions de son père avec Antoine Vitez et les ombres bienveillantes de Beckett, Tchekhov ou Shakespeare, le gamin, lui, n'a d'yeux que pour son ballon rond. Ses héros se nomment Platini ou Maradona.

Puis vient le drame : une vilaine blessure sur le terrain, infligée par un adversaire peu scrupuleux. C’est alors qu’un autre William – le dramaturge – vient au secours du footballeur blessé. De la pelouse aux planches, la ténacité reste la même.

Sur scène, William Mesguich s'en donne à cœur joie. Seul en scène (ou presque, tant sa sœur et lui ont peaufiné le sujet), il enchaîne les imitations savoureuses : une maman complètement déjantée qui hurle à chaque but de son Willy, un père toujours digne en toutes circonstances, des copains de vestiaire, un prof de théâtre peu avenant, un premier béguin.

Amateurs de foot ou de grand théâtre, foncez-y : on est tous prêts à faire une immense hola à William !

Anne Delaleu

17 mai 2026


lundi 11 mai 2026

Une femme à la mer - N. Lucas - Théâtre des Gémeaux Parisiens

 



Site du théâtre ICI
festival SenS ICI pour les dates et horaires
durée 1h10
Théâtre des Gémeaux Avignon 11h40 (sauf mercredis)


Une femme à la mer

 

D’après le livre de Florence Arthaud « Cette nuit la mer est noire »

Avec Nathalie Lucas


Au Théâtre des Gémeaux Parisiens, Une femme à la mer, adaptation sensible de Jean-Benoît Patricot et Jean-Louis Bachelet, d’après le récit haletant et bouleversant de Florence Arthaud, nous embarque dans une nuit où le destin chavire. En 2011, seule sur son bateau, la navigatrice tombe accidentellement à la mer. Pas de gilet, l’obscurité, l’immensité, et ce voilier qui, en pilotage automatique, s’éloigne inexorablement sous un ciel constellé. Vision terrible, presque irréelle.

photo Cyrille Valroff

Alors commence le plus grand combat de cette femme libre : survivre. Florence nage, lutte, pense, se souvient. Sa fille Marie devient une lumière intérieure, tandis que surgissent les visages aimés et les ombres fraternelles, Tabarly son héros, Colas, les disparus de l’océan. Dans cette odyssée intime, chaque mouvement est un refus de céder. Même ses bottes roses, si jolies, elle les avait acheté de la même couleur que son bateau ! mais l’eau s’engouffre, entrainant Florence, elle se résigne à les abandonner aux profondeurs. Elle devra pour ne pas couler se débarrasser de son blouson et là…


photo Cyrille Valroff

Stéphane Cottin signe une mise en scène nerveuse, physique, d’une intensité remarquable, où le corps devient mémoire et résistance. Et Nathalie Lucas, seule en scène, impressionne par son engagement total : sportive, vibrante, profondément habitée.


photo Cyrille Valroff

Un spectacle poignant, haletant, qui célèbre avec pudeur et admiration l’incroyable force de Florence Arthaud, femme intrépide, passionnée, immense dame de la mer. Cette fois-là, elle a été sauvée, par un hélicoptère.

photo Cyrille Valroff



Anne Delaleu
11 mai 2026
Théâtre des Gémeaux Parisiens
Théâtre des Gémeaux Avignon à 11h40

mercredi 29 avril 2026

Je n'ai pas lu Foucault (chefs d'oeuvre en prison) - C. Caussimon - Essaïon théâtre

 



Site du théâtre ICI
tous les mardis à 19h
jusqu'au 2 juin 2026
Salle théâtre
durée 1h


Je n’ai pas lu Foucault

Chefs d’œuvre en prison

De et avec Céline Caussimon

Mise en scène Sophie Gubri

 

Céline Caussimon, nous offre un moment de grâce et d’humanité avec son seule-en-scène Je n’ai pas lu Foucault (moi non plus !). Seule sur les planches, elle déploie une galerie de portraits saisissants : surveillants, coordinatrices culturelles et, surtout, les détenus, hommes ou femmes selon les prisons et les endroits.

Céline anime des ateliers d'écriture en milieu carcéral. On y découvre les heurts, les bagarres soudaines, règlements de compte, mais aussi l’inattendu. Là où nous passons trop vite devant un chef-d’œuvre dans un musée climatisé, les prisonniers, eux, regardent vraiment. Ils décortiquent l’attitude d’une poule sur une toile ou l’éclat d’un regard. Un détenu réclame avec insistance un Cézanne... On comprendra plus tard, le pourquoi de cette obsession ! Une autre aime se projeter dans un tableau, elle s’évade à sa manière.

Il y a celui qui n’aime pas écrire, il n’y voit pas d’intérêt, et ceux qui, à travers les mots des autres, retrouvent les leurs. Céline Caussimon interprète chaque personnage avec une justesse bouleversante, sans jamais tomber dans le pathos. Elle nous interroge : comment l’art peut-il encore sauver quand les murs se referment ?

Le ministre de la Justice, devrait voir ce spectacle, il éviterait que certains détenus se carapatent pendant des « sorties culturelles », on peut « s’évader » aussi avec un atelier d’écriture !

Un spectacle émouvant, drôle, intéressant, vous pouvez vous laisser enfermer à l’Essaîon sans problème ! Une mise en scène efficace de Sophie Gubri.
Anne Delaleu
28 avril 2026
Théâtre Essaïon

jeudi 2 avril 2026

La guerre des émeus - théâtre 100 NOMS - Nantes



 
Site du théâtre ICI

LA GUERRE DES EMEUS

De et avec Antoine Le Frère et Florent Oulkaïd


Mise en scène Elisa Mabit et Damien Reynal

Scénographie Benjamin Mornet

 

Je dois l’avouer : je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Une guerre contre des émeus ? Les émeus cousins de l’autruche, mais en plus grand !

Sur le papier, cela semblait absurde, déjanté. Et puis il y a le théâtre. Et là, tout prend une autre ampleur. Deux comédiens, rien de plus — et pourtant, un monde entier surgit. Ils courent, transpirent, racontent, incarnent, basculent d’un personnage à l’autre avec une jubilation contagieuse. Il y a quelque chose de l’enfance dans ce jeu-là : le plaisir pur de faire semblant, de transformer trois fois rien en épopée. Et même garder sa moustache pour incarner le seul personnage féminin !

Derrière l’histoire (vraie !) de cette guerre grotesque, qui s’est déroulée en 1932 en Australie, se dessine un vertige très contemporain. Le ridicule du pouvoir. L’entêtement absurde.

Et tout cela passe par les deux interprètes incroyables. On sent qu’ils s’amusent — et cet amusement-là, si précieux, se transmet immédiatement, surtout avec le langage « fleuri » du Major Meredith.

Simplicité de la mise en scène. Rien ne pèse, tout circule. On est embarqué sans même s’en rendre compte, et, mine de rien, on en ressort avec des images, des idées, des questions.

Un théâtre de tréteaux, vivant et populaire.

  

Anne Delaleu
Théâtre 100 noms (Nantes)
2 avril 2026

mercredi 11 mars 2026

Sur les pas de Victor Hugo - E. Andrea - Espace Paris Plaine

 


Espace Paris Plaine ICI
durée 1h15
mercredi 11 mars - mercredi 18 mars à 15h
samedi 14 mars à 15h 
dimanche 15 mars à 15h
et samedi 21 mars 17h30

 
Sur les pas de Victor Hugo
Spectacle musical d’Estelle Andrea
 

Texte et compositions musicales : Estelle Andrea.
Mise en scène : Estelle Andrea et Magali Paliès.

Avec Estelle Andrea, Oscar Clark, Julien Clément ou Michel Dudan et Magali Paliès.

 
Estelle et Magali aiment les grands hommes ! Après Léonard de Vinci, elle se sont penchées sur Victor Hugo.

Le port de Guernesey, 1855. L’exilé politique, le poète, qui se promène se nomme Victor Hugo. Il cherche une maison. Il rencontre un pêcheur, celui-ci le reconnait et par bonheur, va l’aider à trouver une maison pour loger sa famille, Adèle et les enfants, (et une certaine Juliette mais chut on n’en parle pas !), et il rage aussi contre la perte de sa malle qui n’est toujours pas arrivée.

Victor Hugo, emporte aussi avec lui, le souvenir de Léopoldine, sa jeune fille trop tôt disparue, pour laquelle il écrira un magnifique poème.

Il rencontre la jeune fille du pêcheur, grande liseuse et connaissant son Victor Hugo sur le bout des doigts, son livre favori « Notre Dame de Paris » !

A la taverne il retrouvera la joie de vivre, l’amitié, et surtout le plaisir d’écrire à nouveau.
Un bien joli spectacle, bravo aux comédiens-chanteurs qui enchainent les personnages au fur et à mesure de l’histoire. Bonne idée aussi de projeter en guise de décor, les photos de l’intérieur de la maison à Guernesey. La mise en scène est inventive et poétique.

Jouer un extrait de « Notre Dame de Paris » et terminer sur « les Misérables ». Chansons et dialogues parlés, violon et guitare, airs tristes ou joyeux. Tout est bien ! Les enfants ne s'y trompent pas tant ils étaient concentrés et intéressés. Victor aurait été content !

Cette fine équipe quittera les brouillards et le vent pour le soleil de Provence en juillet et le festival OFF à la « Présence Pasteur ».

Anne Delaleu
Espace Paris Plaine
11 mars 2026

samedi 7 mars 2026

Monet, Renoir et Bazille - V. Marc - Studio Hébertot

 


Site du théâtre ICI
samedi 16h30 et Dimanche 19h
durée 1h10
Jusqu'au 29 mars

Monet, Renoir et Bazille

Vincent Marc


Mis en scène par Julien Gallix


Avec Emma Boddaert, Théophile Douin, Édouard Edilber, Marceau Gavrel, Gabriel Mirété et François-Xavier Drevet

Montpellier, un jeune homme s’évertue à apprendre la médecine, c’est la volonté de son père, mais c’est l’art, la peinture qui intéresse Frédéric Bazille, il suit des cours au musée Fabre. Les parents acceptent que leur fils monte à Paris, après tout il y a aussi une faculté de médecine et surtout des ateliers de peintres. 1862 Enfin Paris !
Dans l’atelier du peintre Charles Gleyre, il rencontre et sympathise de suite avec deux jeunes peintres Monet et Renoir. Ils ont bien du mal à s’imposer, l’académisme leur pèse, ils veulent créer et non pas copier.
Leur vie de bohême, ils la passent au café, retrouvent un groupe d’amis, Zola, Baudelaire, Cézanne. Ils bouillonnent d’idées, il faut sortir de l’atelier, retrouver la nature, la vraie vie !
Côté sentimental, Frédéric est pudique, il sympathise avec la charmante Pauline qui souhaiterait un peu plus, Monet par contre souffle Camille à son ami Renoir… Frédéric est généreux, il a emménagé avec Monet qui est sans le sou. L’amitié avant tout.
Et l’Académie reste figée dans ses conventions. Nos jeunes peintres sont dépités.
Bazille continue à peindre, il a du talent, son père le reconnait, par contre une toile « le pêcheur » choque malgré sa beauté. Alors il peint « la réunion de famille » un superbe tableau et un sujet plus apaisant.
Hélas, ce jeune talent va se retrouver au cœur du conflit de 1870, la guerre va l’engloutir à 29 ans. C’est lui qui a devancé l’appel, malgré l’opposition de ses parents et amis. Mais peut-être cela cache-t-il un autre secret.
Marc Vincent a écrit une pièce intelligente, émouvante sur l’amitié, l’art, et l’amour. La mise en scène est dynamique, astucieuse et les comédiens sont tous excellents. Pas évident de changer de personnage et y faire croire.
N’hésitez pas à suivre cette aventure théâtrale, et à retrouver Bazille au musée d’Orsay, il a sa propre salle.
Anne Delaleu
7 mars 2026
Studio Hébertot

mercredi 4 mars 2026

Génération Barber - Théâtre Essaïon -

 

Site du théâtre ICI
tous les mercredis à 20h50
jusqu'au 23 avril 2026 (sauf les 11 et 25 mars)

Festival OFF Avignon au théâtre "L'Arrache-coeur"

Génération Barber


Mise en scène Sophie Forte
 
De et avec Marie-Cécile Robin-Héraud, Clémence Paquier, Damien Dufour (en alternance avec Guillaume Nocturne, Raphaël Callandreau) et Xavier Vilsek.
 
 
Je retrouve avec toujours autant de plaisir ce quatuor, cerise sur le gâteau, Sophie Forte signe la mise en scène, ainsi que quelques chansons.
 


Eh oui c’est la signature de ce quatuor, détournement de chansons de variétés et les assaisonner à leur façon, ce sont de fameux comédiens, il y a deux nouveaux qui sont encadrés par la toujours « gracieuse » Marie-Cécile, Xavier est toujours le roi de l’imitation et du bruitage, et il se donne à fond !
 
Le programme débute par une « chanson divine » sur les portables, alors on rigole, mais on les éteint ! et puis la fête commence, comme nous sommes en période d’élection il y a le cultissime « le parti d’en rire », et puis les barbus (ils vont trouver une victime…), et la mode du jeunisme et de la beauté à tout crin, délirant ! Et la méthode pédo-psy pour les gamins n’est pas triste non plus !
 
Photo Paul Robin


Clémence et Damien écoutent les conseils et les vacheries de Madame Cécile… mais la rébellion rode…
 
Photo Paul Robin


C’est dynamique, rafraîchissant, parfaitement huilé, belles voix, sketchs hilarants.
 
Et en France tout finit par des bisous, zoubizou, air que j’avais en tête en sortant du théâtre !

Photo Paul Robin



Anne Delaleu
4 mars 2026
Théâtre Essaïon

lundi 2 mars 2026

Voyage d'un assassin - R. Brunet - Essaïon théâtre

 


 

Site du théâtre ICI

lundi et mardi 21h - durée 1h15

jusqu'au 17 mars 2026

Voyage d’un assassin

Roxane Brunet

 

 

Mise en scène Roxane Brunet

Création lumières Camille Helbéïe

Avec Paul Duvaux

 

Emile est blessé, un coup de couteau, après avoir tué son assaillant.

Ceci dit, Emile malgré sa gueule d’ange, est un tueur à gages, il est en cavale avec pour seul ami, Calepin, son sac à dos !

Emile a passé son enfance avec Christine sa petite sœur dans la ferme familiale, mais il en a eu assez et hélas, fait de mauvaises rencontres… il cherche vainement des réponses auprès de ses « anges gardiens », mais seront-ils là pour le guider ?

Maintenant, le moindre bruit, la moindre lumière, le rend plus que nerveux, il est aux aguets, dans un entrepôt, il y a ce qu’il faut pour se chauffer. Et surtout Il parle à Calepin, le fait rire ou sourire. Il l’embarque partout, mais voilà, comment se terminera cette cavale ?

Un texte fort et intéressant, impeccablement interprété par Paul Duvaux, excellent comédien, la mise en scène de Roxane Brunet est inventive, une très bonne direction d’acteur.

Un rendez-vous à ne pas manquer !

Anne Delaleu

Essaion Théâtre

2 mars 2026

samedi 21 février 2026

Les grands enfants - S. Blanc et N. Poiret - Théâtre de Passy

 

Site du théâtre ICI
jeudi, vendredi et samedi 19h 
dimanche 15h

Les grands enfants

Sébastien Blanc et Nicolas Poiret

Mise en scène Anne Bouvier

Avec Frédéric Bouraly et Éric Laugérias


Sami et Thomas bricolent et décorent le « nid d’amour » pour leurs enfants, enfin il y en a un qui travaille et l’autre qui regarde…

Ces deux grands gamins, se connaissent depuis l’enfance, et tout naturellement, leurs enfants se sont mariés. Sami et Thomas sont-ils trop présents dans le jeune couple, en attendant, Thomas angoissé de naissance, s’imagine que les enfants ont eu un accident terrible, ils sont en retard, voilà l’explication !



Et bientôt ils apprennent que les tourtereaux divorcent ! Alors leur amitié va être mise à rude épreuve, défendant bec et ongles, leur progéniture. Thomas attendait une naissance mais ce sera le divorce…

Une histoire drôle, émouvante, menée tambour battant par ces deux grands enfants, qui ne savent plus quoi inventer pour avoir raison de l’autre, et pour notre plus grand bonheur !

Une mise en scène drôlissime d’Anne Bouvier, qui met en valeur le texte de Sébastien Blanc et Nicolas Poiret, interprétation déjantée de Frédéric Bouraly et délirante d’Éric Laugérias, on rit énormément, on réfléchit aussi sur l’amitié, le couple et les papys !

 

Anne Delaleu
Théâtre de Passy
21 février 2026

jeudi 19 février 2026

Les p'tites cases - J. Chalude - Studio Hébertot

 

Site du théâtre ICI
jeudi au samedi 21h 
dimanche 14h30
durée 1h20
Jusqu'au 12 avril 2026

Les p’tites cases

Joël Chalude

 

Mise en scène Jean-Claude Cotillard,
Assistante à la mise en scène : Soli
 
Avec Elliot Jenicot, Joël Chalude, Benoît Cassard
Avec la voix de Christine Murillo

 

 

Ah les gaités de l’administration !

Monsieur Szaludowski se perd un peu dans les couloirs et découvre enfin le bon bureau. Il vient chercher pour son employeur, une attestation de reconnaissance de travailleur handicapé.
 
Plus de guichetier pour vous renseigner,  mais un robot pour enregistrer les demandes, l’humanité quoi…
 
Enfin un employé de bureau, un être humain,  entre dans la pièce et se plonge dans son ordinateur, ce qui n’arrange guère Monsieur Szaludowski qui lit bien sur les lèvres, alors bien entendu c’est un vrai dialogue de sourds !
 
Pauvre homme, le voilà aussi en prise avec le psy, qui est beaucoup plus préoccupé par la pause-café que le boulot. Et les p’tites cases me direz-vous ? et bien on a du mal à les remplir pour obtenir ce fichu papier, des questions totalement déplacées, qui n’ont rien à voir avec la situation ou le travail de Monsieur Szaludowski.
 
Une pièce amusante, qui démonte le mécanisme de la paperasse, de l’incompréhension totale.
 
Un univers totalement déjanté grâce à la mise en scène de Jean-Claude Cotillard, qui a su mettre en lumière le texte de Joël Chaludé, qui tient le premier rôle avec beaucoup de dérision, Elliot Jenicot, grand clown totalement désabusé, c’est toujours un plaisir de le retrouver sur scène, Benoît Cassard est parfait dans le rôle de l’employé qui n’en a rien à faire de l’humain. Et Christine Murillo qui apporte sa touche personnelle au final de la pièce,
 
Anne Delaleu
Studio Hébertot
19 février 2026